29 July 2026
Société

Transport urbain à Kinshasa : Des mesures coercitives pour restaurer l’ordre et renforcer la sécurité routière

  • avril 16, 2025
  • 3 min read
Transport urbain à Kinshasa : Des mesures coercitives pour restaurer l’ordre et renforcer la sécurité routière

Dans un contexte de croissance urbaine effrénée et de pression démographique constante, les autorités provinciales de Kinshasa entendent renforcer la régulation du secteur des transports. C’est dans ce cadre que le Ministère Provincial des Transports et Mobilité Urbaine a publié, ce mercredi, un communiqué officiel annonçant une série de mesures à caractère obligatoire, à observer scrupuleusement avant la fin du mois d’avril 2025.

Ces nouvelles orientations, révélatrices d’une volonté politique de restaurer l’autorité de l’État dans un secteur longtemps livré à lui-même, concernent principalement les véhicules affectés au transport de biens et de personnes, notamment ceux dont le poids est inférieur à 20 tonnes. À cet effet, leur déclaration formelle auprès des services compétents devient une exigence inévitable, condition préalable à toute activité licite sur le réseau routier urbain.

Par ailleurs, en vue de rationaliser l’espace intérieur des moyens de transport public et d’assurer une meilleure sécurité des passagers, le ministère a décidé de mettre un terme à la configuration dite « chambre-salon » au sein des minibus de type 207. Cette pratique, jadis tolérée, favorise le surpeuplement, limite la mobilité intérieure et compromet la sécurité en cas d’accident.

D’autre part, la mesure interdisant de transporter trois personnes dans la cabine avant des véhicules constitue une réponse ferme aux nombreuses infractions aux règles élémentaires de sécurité routière. Les experts du domaine estiment en effet que cette surcharge dans la cabine du conducteur constitue un facteur aggravant dans de nombreux cas de collision ou de perte de contrôle.

S’ajoute à cela l’obligation, pour tous les véhicules concernés, de se soumettre au contrôle technique dans des centres agréés. Cette exigence vise à écarter de la circulation les engins en mauvais état, réduisant ainsi les risques d’accidents dus aux défaillances mécaniques.

En matière de fiscalité locale, le communiqué annonce également le paiement obligatoire des taxes liées au stationnement des motos et au parking des véhicules, lesquelles seront reversées directement dans les caisses du trésor urbain. Ce dispositif vise à accroître les recettes publiques tout en encadrant de manière rigoureuse l’occupation de l’espace public.

Enfin, le ministère insiste sur le strict respect de la procédure légale pour tout paiement en lien avec les obligations précitées. Cette clarification semble répondre aux préoccupations récurrentes des opérateurs sur les cas de perception illégale ou arbitraire, souvent dénoncés dans la presse et les milieux syndicaux.

Ce train de mesures a été officiellement rendu public par le Chef de Département du Ministère provincial, Tshipamba Ngambamalu, qui en appelle à la responsabilité de tous les acteurs du secteur : « Il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières, mais d’un effort commun pour assainir et moderniser notre système de transport urbain », a-t-il souligné dans un message relayé sur les plateformes d’information officielles.

Il convient de rappeler que Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants, fait face à une explosion de la circulation urbaine, avec des effets collatéraux dévastateurs sur la mobilité, la pollution et la sécurité des usagers. La mise en œuvre stricte de ces mesures pourrait constituer un pas décisif vers la structuration durable du secteur des transports dans la capitale congolaise.

LA RÉDACTION

Partager ceci :

En savoir plus sur Le Colibri Presse

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire