Opérations de change : La BCC engage une nouvelle réforme pour sécuriser les transactions en devises
Le marché congolais des changes entre dans une nouvelle phase de régulation. La Banque centrale du Congo (BCC) a décidé de renforcer les exigences applicables aux opérations de change manuel en imposant désormais des mécanismes obligatoires d’identification et d’enregistrement des transactions. Cette décision marque une volonté claire de l’autorité monétaire de mieux encadrer un secteur stratégique de l’économie nationale.
Désormais, tout client souhaitant effectuer une opération de change devra fournir une pièce d’identité valide avant toute transaction. Parallèlement, les opérateurs de change auront l’obligation d’établir un bordereau pour chaque opération réalisée, permettant de conserver une trace officielle des échanges effectués.
Entrée dans le cadre des mesures annoncées par la Banque centrale le lundi 13 juillet, cette nouvelle réglementation vise principalement à améliorer la transparence des opérations financières. Elle concerne les bureaux de change agréés, les membres de la Corporation professionnelle des cambistes manuels (COPCAM), ainsi que les cambistes indépendants autorisés à exercer leurs activités.
À travers cette réforme, l’institution monétaire cherche à mettre fin aux pratiques qui favorisent l’opacité dans les transactions de devises. La collecte systématique des informations relatives aux opérations permettra de disposer d’une meilleure visibilité sur les mouvements de capitaux, tout en facilitant les mécanismes de contrôle et de supervision du secteur.
Cette mesure s’inscrit également dans une démarche plus large de modernisation de l’écosystème financier congolais. Dans un environnement marqué par d’importants flux en monnaies étrangères, la maîtrise des circuits de change constitue un enjeu majeur pour la stabilité monétaire, la lutte contre les activités financières illicites et la consolidation de la confiance des acteurs économiques.
Par ailleurs, l’obligation de délivrer un justificatif après chaque opération représente une avancée importante dans la protection des consommateurs. Le bordereau remis au client servira de preuve de transaction et contribuera à instaurer une relation plus transparente entre les cambistes et les usagers.
La Banque centrale du Congo entend ainsi poursuivre son rôle de régulateur en favorisant un marché de change plus structuré, plus professionnel et davantage conforme aux exigences de gouvernance financière. Cette évolution devrait également encourager les acteurs du secteur à adopter des pratiques plus responsables dans l’exercice de leurs activités.
Avec cette nouvelle orientation, la BCC réaffirme son engagement à renforcer la discipline financière et à créer les conditions d’un environnement monétaire plus stable, où chaque opération de change peut être suivie, contrôlée et sécurisée.
LA REDACTION
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