EXETAT 2025 : Le ministère de l’Éducation bannit les « maquis » pour préserver l’intégrité des examens
À l’approche des épreuves de l’Examen d’État 2025, le ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique de la République démocratique du Congo a décidé de sévir contre les pratiques informelles de révision connues sous l’appellation populaire de « maquis ». Cette mesure, désormais officielle, vise à interdire formellement tout cadre non encadré servant de lieu de préparation clandestine aux examens.
En effet, dans une note circulaire adressée aux établissements scolaires et relayée par les canaux institutionnels, les autorités éducatives ont annoncé que seuls les enseignements prodigués au sein de l’établissement d’origine, sous la supervision des enseignants agréés, seront reconnus comme voies légitimes de préparation à l’examen national. Le ministère estime que cette restriction s’impose pour assurer un cadre pédagogique rigoureux et fiable, exempt de toute influence néfaste ou douteuse.
Par ailleurs, cette décision s’inscrit dans un contexte de lutte accrue contre la tricherie et la fraude scolaire, phénomènes récurrents qui entachent la crédibilité du système éducatif congolais. Il est à rappeler que les « maquis » ces regroupements spontanés de finalistes encadrés de manière informelle, souvent hors de tout contrôle académique ont été pointés du doigt par plusieurs inspections comme des foyers de tricherie organisée, favorisant la circulation d’items d’examen présumés volés ou achetés.
Selon le ministère, la suppression de ces espaces permettra non seulement de restaurer l’autorité pédagogique des établissements scolaires, mais également de rétablir la confiance dans les diplômes délivrés à l’issue de l’EXETAT. À cet effet, un appel solennel a été lancé aux parents d’élèves afin qu’ils contribuent activement à la sensibilisation de leurs enfants, les incitant à se conformer strictement au cadre éducatif officiel.
« La responsabilité dans la formation de nos jeunes est partagée. Les parents doivent jouer leur rôle en veillant à ce que leurs enfants ne participent pas à des révisions clandestines », a précisé un responsable du ministère lors d’une déclaration à la presse.
Cette réforme, bien qu’ambitieuse, s’inscrit dans une série d’initiatives prises récemment par les autorités éducatives pour redorer le blason du système éducatif congolais. Le ministère, en partenariat avec les services de l’ordre et les inspections provinciales, prévoit également des descentes inopinées pour identifier et démanteler d’éventuels maquis encore en activité.
L’édition 2025 de l’EXETAT devra donc se dérouler sous le sceau de la rigueur, de l’éthique et de l’intégrité, avec une vigilance accrue sur l’ensemble du territoire national.
LA RÉDACTION
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