16 August 2026
Découverte

RDC 2026 : Adolphe MUZITO défie le statu quo avec 12 milliards $ de ressources propres en ligne de mire

  • septembre 10, 2025
  • 3 min read
RDC 2026 : Adolphe MUZITO défie le statu quo avec 12 milliards $ de ressources propres en ligne de mire

Le gouvernement congolais, sous la houlette du Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, prend le taureau par les cornes : pour l’année fiscale 2026, il fixe un objectif ambitieux de 12 milliards de dollars en ressources propres de l’État. Une ambition qui ne souffre aucune mollesse, car c’est bien la souveraineté budgétaire et l’indépendance financière du pays qui sont en jeu.

Dès son entrée en fonction, Muzito ne s’est pas contenté de récitations théoriques : il a fait de la relance des infrastructures et du renforcement de la discipline budgétaire des priorités concrètes. Depuis, les consultations sectorielles, les arbitrages techniques et le dialogue avec les partenaires techniques et financiers (FMI, UE, Banque mondiale, BAD…) prennent des allures de sprint déterminé.

Lors d’une réunion avec les régies financières, Muzito a dévoilé le plan : d’abord atteindre les 11,7 milliards $ projetés dans le cadre budgétaire à moyen terme, puis pousser jusqu’à 12 milliards $, quitte à concéder que le plafond initial de 13 milliards $ était peut-être trop haut pour être réaliste. Point d’ego : l’objectif reste ambitieux mais tempéré par les capacités réelles de mobilisation.

Cette montée en puissance s’inscrit dans un schéma global fondé sur le Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT) 2026–2028 adopté par le gouvernement. Ce plan vise notamment à porter la pression fiscale à 13,6 % du PIB en 2028 contre 12,5 % en 2025, tout en orientant les finances publiques vers une trajectoire plus rigoureuse, durable et productive.

En visant ces 12 milliards de dollars, le gouvernement entend enfin répondre à des besoins criants : améliorer les infrastructures (routes, santé, éducation), financer la paix et la sécurité dans les régions instables, et soutenir les investissements publics pour booster la croissance et réduire la dépendance à l’étranger. Bref, ce n’est pas juste un chiffre : c’est une bouée de survie pour la cohésion nationale.

On ne peut pas passer sous silence la méthode : Muzito et son équipe ont mis les ministres sectoriels, les techniciens du budget, les administrations financières — DGI, DGDA, DGRAD autour de la table, jusqu’au Parlement et aux partenaires techniques, dans une démarche ouverte mais exigeante. Il est question de transparence, de rigueur et de cohérence entre discours et actes.

En définitive, le budget 2026 de la RDC se dessine comme un tournant. S’il se concrétise, ce 12 milliards $ en ressources propres constitueront bien plus qu’un exploit chiffré : ce sera la preuve que le pays peut financer son développement, tenir debout sans béquilles extérieures et affirmer une souveraineté budgétaire retrouvée. Reste à voir si cette vision tenace et corsée saura faire face aux réalités du terrain, sans briser l’élan citoyen vers un Congo enfin maître de ses finances.

LA REDACTION

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