À Séoul, la RDC renforce son plaidoyer pour le financement climatique et la coopération avec la Corée du Sud
La République démocratique du Congo poursuit ses efforts diplomatiques pour renforcer ses partenariats internationaux en matière de développement durable, de formation et de coopération économique. À l’occasion de la Réunion ministérielle Corée-Afrique tenue à Séoul, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a multiplié les rencontres stratégiques afin de promouvoir les priorités de la RDC auprès de plusieurs partenaires institutionnels.
Au cœur des échanges figurait la question du financement climatique, un enjeu devenu central pour un pays qui abrite une part significative du bassin du Congo, considéré comme l’un des principaux puits de carbone de la planète. Lors de ses discussions avec Catherine Koffman, la représentante congolaise a plaidé pour un accès plus important de la RDC aux mécanismes internationaux destinés à soutenir les projets de résilience climatique et de préservation de l’environnement.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à valoriser davantage les services écologiques rendus par les vastes forêts congolaises. Les échanges ont notamment porté sur les perspectives de financement liées au projet du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, une initiative présentée comme l’un des programmes structurants de la transition écologique en RDC. Ce projet ambitionne de concilier protection des écosystèmes, développement économique local et lutte contre les effets du changement climatique.
Par ailleurs, la coopération bilatérale entre Kinshasa et Séoul a également occupé une place importante dans l’agenda diplomatique de la vice-ministre. À cet effet, elle s’est entretenue avec Namsoon Lee afin d’explorer de nouvelles pistes de collaboration dans plusieurs secteurs prioritaires.
Les discussions ont porté notamment sur le renforcement des programmes de formation technique, le développement des compétences administratives ainsi que l’élargissement des opportunités académiques offertes aux cadres congolais. L’accès accru aux bourses universitaires sud-coréennes figure parmi les axes de coopération jugés essentiels pour accompagner le développement du capital humain en RDC.
Depuis plusieurs années, les relations entre la RDC et la Corée du Sud connaissent une dynamique croissante. La coopération entre les deux pays couvre divers domaines tels que l’éducation, les infrastructures, la santé, les technologies de l’information ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles.
À travers l’action de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), plusieurs projets de développement ont déjà été mis en œuvre sur le territoire congolais. Les autorités de Kinshasa souhaitent désormais approfondir ce partenariat afin de bénéficier davantage de l’expérience sud-coréenne en matière de modernisation administrative, d’industrialisation et de développement technologique.
La participation congolaise à cette rencontre internationale s’est achevée par l’adoption du document final de la Réunion ministérielle Corée-Afrique. Ce texte reflète la volonté commune des pays africains et de la Corée du Sud d’institutionnaliser davantage leur coopération et de construire un partenariat stratégique fondé sur des intérêts mutuels.
Dans un contexte mondial marqué par les défis climatiques, les transformations économiques et les enjeux de développement durable, la RDC cherche à se positionner comme un acteur incontournable des discussions internationales sur l’environnement et la transition verte. Son immense potentiel forestier, ses ressources naturelles stratégiques et son rôle écologique mondial renforcent aujourd’hui sa capacité à attirer des partenaires désireux d’investir dans des projets à forte valeur environnementale.
Ainsi, les échanges menés à Séoul témoignent de la volonté des autorités congolaises de mobiliser davantage de financements internationaux, de développer les compétences nationales et de diversifier les partenariats stratégiques susceptibles d’accompagner les ambitions de développement du pays. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large visant à faire de la coopération internationale un levier de croissance durable et de transformation économique pour la RDC.
LA REDACTION
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