À Dar es Salaam, André Wameso plaide pour une meilleure anticipation des chocs économiques en Afrique australe
Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, a pris part ce jeudi à Dar es Salaam, en Tanzanie, aux travaux de la 62ᵉ réunion du Comité des Gouverneurs des Banques Centrales de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). Cette rencontre de haut niveau a réuni les responsables des institutions monétaires de la région autour des défis économiques et financiers qui continuent d’influencer les trajectoires de croissance des États membres.
Dans un contexte international marqué par la persistance des incertitudes géopolitiques, les fluctuations des marchés financiers et les conséquences des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, les gouverneurs ont procédé à une évaluation approfondie de la situation économique régionale. Les discussions ont notamment mis en lumière les disparités observées dans les performances économiques des pays de la SADC, ainsi que les pressions inflationnistes qui continuent de peser sur plusieurs économies de la sous-région.
Alors que les perspectives économiques pour l’année 2026 demeurent tributaires de nombreux facteurs externes, les participants ont souligné l’importance d’une gestion prudente des politiques monétaires afin de préserver la stabilité financière et soutenir une croissance durable.
Intervenant au cours des travaux, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo a insisté sur la nécessité d’adopter une approche davantage préventive face aux crises économiques récurrentes qui affectent les pays africains. Selon lui, une compréhension plus approfondie des mécanismes à l’origine des chocs extérieurs permettrait aux États et aux institutions monétaires de développer des outils plus efficaces d’anticipation et de réponse.
Cette démarche, a-t-il soutenu, contribuerait non seulement à renforcer la résilience des économies de la région, mais également à protéger le pouvoir d’achat des populations à travers une meilleure maîtrise de l’inflation.
Par ailleurs, André Wameso a mis en exergue l’importance d’une coopération accrue entre les banques centrales et les autorités budgétaires nationales. Une telle synergie apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour accélérer l’atteinte des objectifs de convergence macroéconomique fixés par la SADC, notamment en matière de gestion des déficits publics, de soutenabilité de la dette et de stabilité monétaire.
Cette position s’inscrit dans la vision régionale visant à renforcer l’intégration économique de l’Afrique australe et à créer les conditions d’une croissance plus inclusive. Les critères de convergence macroéconomique constituent en effet l’un des piliers du processus d’intégration régionale, en favorisant une meilleure harmonisation des politiques économiques entre les États membres.
Pour la République démocratique du Congo, cette participation témoigne de son engagement croissant dans les mécanismes de coopération financière régionale. Depuis son adhésion à la SADC, le pays s’emploie à consolider la stabilité de son cadre macroéconomique tout en renforçant sa contribution aux initiatives régionales destinées à promouvoir la résilience économique face aux crises mondiales.
Les conclusions de cette 62ᵉ réunion devraient ainsi alimenter les réflexions stratégiques des banques centrales de la région dans un environnement économique international de plus en plus complexe, où la coordination des politiques publiques apparaît comme un facteur déterminant de stabilité et de prospérité partagée.
LA REDACTION
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