16 January 2026
Société

Baie de Ngaliema : L’Hôtel de Ville de Kinshasa lance un ultimatum de 48 heures contre les constructions anarchiques

  • avril 23, 2025
  • 3 min read
Baie de Ngaliema : L’Hôtel de Ville de Kinshasa lance un ultimatum de 48 heures contre les constructions anarchiques

Dans un contexte où les défis urbanistiques et environnementaux deviennent de plus en plus pressants dans la capitale congolaise, les autorités urbaines ont décidé de frapper fort. À travers un communiqué officiel daté du 22 avril 2025, le Gouverneur de la ville de Kinshasa a annoncé un délai de 48 heures, accordé aux occupants illégaux installés le long de la baie de Ngaliema, pour quitter les lieux sans condition.

Cette décision drastique s’inscrit dans une série de mesures visant à rétablir l’ordre dans l’aménagement du territoire, en mettant fin à l’anarchie qui gangrène cette zone pourtant stratégique. Les constructions érigées sans autorisation enfreignent non seulement les normes d’urbanisme en vigueur, mais compromettent également des infrastructures d’intérêt public, notamment le périmètre de sécurité de l’usine de captage d’eau de la REGIDESO, essentielle à l’alimentation en eau potable de plusieurs quartiers de la capitale.

« Il s’agit de faire respecter les normes urbanistiques, de réguler les servitudes publiques et de préserver les installations vitales telles que celles de la REGIDESO », souligne le communiqué de l’Hôtel de Ville. Cette déclaration traduit la volonté ferme de l’exécutif provincial de mettre fin à une tolérance qui, jusque-là, a favorisé l’occupation désordonnée des emprises publiques, au détriment du bien commun.

Par ailleurs, cette opération s’inscrit dans un programme plus large de réhabilitation du front fluvial de Kinshasa, régulièrement défiguré par des constructions illégales, souvent à haut risque écologique et sécuritaire. La baie de Ngaliema, en particulier, est exposée à de multiples dangers, allant de l’érosion accélérée à la pollution directe du fleuve Congo, causée par le rejet incontrôlé de déchets issus des habitats informels.

Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que des mesures de déguerpissement sont annoncées dans la capitale. Toutefois, les précédentes initiatives se sont souvent heurtées à des résistances sociales, à des arrangements politiques ou à l’absence d’alternatives crédibles de relogement. Le succès de cette nouvelle campagne dépendra donc de la rigueur des opérations, mais aussi de la capacité de l’État à accompagner humainement les personnes concernées.

La société civile, tout en saluant la rigueur de cette décision, appelle néanmoins les autorités à conjuguer cette fermeté avec un volet social, notamment en évitant des violations des droits humains lors des opérations de démolition. Une mobilisation interinstitutionnelle est également attendue pour garantir l’efficacité et la durabilité de cette action.

LA RÉDACTION

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