Conseil des ministres extraordinaire : Jacquemain Shabani présente la régularisation administrative de 95 000 policiers pour consolider la gouvernance sécuritaire en RDC
Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a pris part, ce mercredi 20 mai, à la quatrième réunion extraordinaire du Conseil des ministres tenue à la Cité de l’Union africaine sous la présidence du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Cette rencontre stratégique a été consacrée à l’examen des enjeux sécuritaires et administratifs affectant l’ensemble du territoire national, dans un contexte marqué par la nécessité de consolider l’autorité de l’État et d’améliorer la gouvernance des institutions publiques.
Au cours des travaux, la situation sécuritaire nationale ainsi que l’administration du territoire ont constitué des points majeurs inscrits à l’ordre du jour. Dans cette perspective, le VPM de l’Intérieur a soumis au Conseil des ministres la question relative à la régularisation administrative de près de 95 000 sous-officiers de la Police nationale congolaise ayant bénéficié de promotions en grade après plus de treize années d’attente. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de réforme structurelle visant à restaurer l’efficacité institutionnelle et à renforcer la stabilité du dispositif sécuritaire national.
En effet, cette mesure apparaît comme une réponse gouvernementale à une problématique administrative longtemps décriée au sein des forces de sécurité. La reconnaissance officielle des grades et l’actualisation des situations administratives des agents concernés devraient contribuer à la revalorisation de leur statut professionnel, tout en améliorant les conditions psychologiques et opérationnelles de travail des éléments de la Police nationale congolaise. À travers cette initiative, les autorités entendent également renforcer la discipline, la motivation et le rendement des forces de l’ordre dans l’accomplissement de leurs missions régaliennes.
Par ailleurs, cette décision traduit la volonté politique du Président de la République de poursuivre les réformes engagées dans le secteur sécuritaire, considéré comme un levier essentiel de la stabilité institutionnelle et de la cohésion nationale. En mettant un terme à plusieurs années d’attente administrative, le gouvernement cherche à rétablir un climat de confiance entre l’État et les agents de sécurité, tout en affirmant son engagement en faveur d’une administration publique plus performante et plus équitable.
Ainsi, la régularisation administrative de ces milliers de policiers constitue non seulement un acte de justice administrative, mais également un signal fort en faveur de la professionnalisation des forces de sécurité congolaises. Cette orientation stratégique pourrait, à terme, renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise et contribuer à une meilleure gouvernance sécuritaire sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.
LA RÉDACTION
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