20 May 2026
Découverte

Kinshasa : Controverse autour du retrait des anciennes plaques d’immatriculation AKN avant le contrôle systématique

  • mai 19, 2026
  • 3 min read
Kinshasa : Controverse autour du retrait des anciennes plaques d’immatriculation AKN avant le contrôle systématique

La question du retrait des anciennes plaques d’immatriculation officielles identifiées sous le code AKN suscite actuellement de vifs débats à Kinshasa, à la veille de l’opération de contrôle systématique annoncée par les autorités provinciales. Cette mesure, inscrite dans une dynamique de régularisation du secteur des transports, fait néanmoins l’objet de contestations et d’appels à la concertation de la part des organisations syndicales.

Dans un communiqué rendu public et consulté par l’Agence Congolaise de Presse, l’Intersyndicale de l’administration publique urbaine de Kinshasa a recommandé une révision des dispositions prises par le gouvernement provincial. Elle estime qu’une concertation préalable avec les représentants syndicaux demeure indispensable avant toute mise en œuvre effective de la décision prévue pour le 20 mai 2026.

Selon cette structure syndicale, la mise en application rapide de l’interdiction des plaques AKN pourrait engendrer des tensions au sein de l’administration urbaine, notamment en ce qui concerne les agents concernés et les cadres administratifs. Elle plaide ainsi pour une approche plus inclusive, fondée sur le dialogue social et la recherche d’un consensus opérationnel.

Dans ce contexte, le ministre provincial des Transports et de la Mobilité urbaine, Jésus Noël Sheke, a défendu la pertinence de cette réforme lors d’une intervention médiatique sur les ondes de Top Congo FM. Il a souligné que le retrait des anciennes plaques répond à des impératifs à la fois administratifs et sécuritaires, visant notamment à assainir le système d’identification des véhicules circulant dans la capitale.

D’après les autorités provinciales, cette opération s’inscrit dans un processus plus large de modernisation de la gestion du transport urbain, marqué par la volonté de renforcer la traçabilité des véhicules et de lutter contre les irrégularités administratives susceptibles d’alimenter des réseaux frauduleux.

Par ailleurs, plusieurs observateurs du secteur des transports estiment que la réforme des immatriculations constitue une étape importante dans la réorganisation de la mobilité urbaine à Kinshasa, une ville confrontée à une forte pression démographique et à une circulation de plus en plus complexe.

Toutefois, ces initiatives soulèvent également la question de l’accompagnement institutionnel et social des mesures de réforme, notamment en ce qui concerne l’information des usagers et la prise en compte des réalités administratives existantes. À cet égard, les appels au dialogue formulés par les syndicats apparaissent comme une tentative de concilier efficacité administrative et stabilité sociale.

En définitive, le débat autour des plaques AKN illustre les défis récurrents liés à la modernisation des services publics en milieu urbain, où les impératifs de réforme doivent constamment s’équilibrer avec les exigences de concertation et d’adhésion des parties prenantes.

LA REDACTION

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