19 June 2026
Découverte

Kinshasa : La souveraineté populaire et le rejet des voies armées au centre d’un échange entre l’Assemblée nationale et la CENCO

  • juin 19, 2026
  • 3 min read
Kinshasa : La souveraineté populaire et le rejet des voies armées au centre d’un échange entre l’Assemblée nationale et la CENCO

À Kinshasa, la question de la souveraineté nationale et des fondements démocratiques de l’État congolais a dominé une rencontre de haut niveau entre le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, et les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Cet échange intervient dans un contexte de débats politiques et institutionnels autour de la gouvernance et des réformes constitutionnelles.

Intervenant devant les prélats catholiques, le responsable parlementaire a réaffirmé avec vigueur le principe du rejet de toute accession au pouvoir par des moyens violents, tout en insistant sur la primauté de la légitimité populaire. Selon lui, la stabilité institutionnelle repose avant tout sur le respect des mécanismes démocratiques établis.

Dans son intervention, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi a mis en avant une conception stricte de la souveraineté populaire, estimant que celle-ci ne peut être exercée que par des représentants légitimement élus ou par la voie du référendum. Il a ainsi rappelé que le peuple demeure l’unique détenteur du pouvoir politique dans un système démocratique.

S’adressant à ses interlocuteurs, le premier vice-président de la Chambre basse du Parlement a tenu des propos particulièrement fermes sur la question constitutionnelle. « Il est plus que jamais nécessaire, par éthique, que notre peuple se dote d’une Constitution rédigée par des personnes élues et valables plutôt que par des Congolais récompensés pour leurs crimes… En démocratie, seul le peuple est souverain et il n’existe aucune condition de droit ou de morale susceptible de limiter cette souveraineté lorsqu’il s’exprime par référendum », a-t-il déclaré.

Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte politique où le débat sur la révision ou l’adoption d’une nouvelle Constitution suscite de nombreuses interprétations au sein de la classe politique et de la société civile. Certaines formations politiques estiment en effet que ces discussions ne doivent pas être dissociées des enjeux de gouvernance et de performance institutionnelle.

Dans son argumentaire, le représentant de la majorité parlementaire a également mis en avant les acquis attribués à l’action gouvernementale, estimant que les critiques adressées au pouvoir en place doivent être replacées dans une lecture globale des efforts de stabilisation et de reconstruction du pays. Cette position vise à contrer les lectures qui associent automatiquement les débats constitutionnels à un supposé échec politique.

Par ailleurs, la rencontre avec la CENCO témoigne du rôle central que joue l’Église catholique dans le dialogue social et politique en République démocratique du Congo. Institution influente, elle est régulièrement sollicitée dans les processus de médiation et de consultation nationale sur les grandes questions d’intérêt public.

En définitive, cet échange met en lumière la persistance des enjeux liés à la consolidation de la démocratie congolaise, entre affirmation de la souveraineté populaire, débat institutionnel et recherche de stabilité politique dans un environnement marqué par des défis multiples.

LA REDACTION

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