30 May 2026
Découverte

MUHINDO NZANGI promet une « révolution agricole agressive » pour la RDC

  • août 13, 2025
  • 3 min read
MUHINDO NZANGI promet une « révolution agricole agressive » pour la RDC

À peine investi à la tête du ministère d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo a dévoilé une vision audacieuse : engager la République démocratique du Congo dans une « révolution agricole agressive » afin d’atteindre, dans les plus brefs délais, l’autosuffisance alimentaire.

S’exprimant devant ses équipes, le nouveau patron du secteur a insisté sur l’urgence d’exécuter sans délai les programmes nationaux de production agricole, en mettant particulièrement l’accent sur les cultures vivrières stratégiques telles que le maïs, le riz, les haricots et le manioc. Selon lui, ces filières constituent à la fois un rempart contre l’insécurité alimentaire et un moteur potentiel de croissance économique inclusive.

Dans un élan d’ambition internationale, Muhindo Nzangi a également fixé un objectif qui pourrait transformer l’image de la RDC sur le marché mondial : faire du pays, dans un horizon de cinq ans, le premier producteur de cacao au monde. Un défi considérable, mais qu’il estime à portée de main, au regard de l’immensité et de la fertilité des terres arables congolaises.

Cependant, le ministre d’État n’a pas hésité à aborder la question sensible de la gestion foncière. Il a averti que les terres laissées en friche par de grands propriétaires pourraient être réattribuées à des exploitants plus dynamiques, dans une logique de productivité et d’intérêt général. « Nous ne pouvons plus nous permettre que des espaces à fort potentiel restent inexploités alors que le pays importe encore une partie de ses denrées de base », a-t-il martelé.

Au-delà de l’aspect strictement alimentaire, Muhindo Nzangi voit dans le développement agricole un instrument puissant de lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes et les femmes. Il a ainsi invité l’ensemble des parties prenantes pouvoirs publics, investisseurs privés, organisations paysannes et partenaires techniques à unir leurs efforts pour que le secteur agricole devienne un pilier structurant de la relance nationale.

Cette orientation rejoint les préoccupations de la Banque africaine de développement et de la FAO, qui soulignent depuis plusieurs années le rôle stratégique de l’agriculture dans la diversification économique des pays riches en ressources naturelles, mais vulnérables aux fluctuations des marchés miniers.

LA REDACTION

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