Questions des députés, réponses du Gouvernement : S.E.M Guy LOANDO MBOYO et les ministres face aux enjeux de transparence et de gouvernance publique
La séance plénière organisée ce lundi 25 mai 2026 à l’Assemblée nationale a une nouvelle fois illustré la volonté du Gouvernement congolais de consolider les mécanismes de redevabilité publique et de renforcer le dialogue institutionnel avec les représentants du peuple. Au centre de cette dynamique, le Ministre d’État, Ministre des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a accompagné plusieurs membres du Gouvernement venus répondre aux différentes préoccupations soulevées par les Députés nationaux dans le cadre du contrôle parlementaire.
Dans un contexte politique marqué par l’exigence croissante de transparence dans la gestion publique, cette présence coordonnée de plusieurs membres de l’Exécutif devant la représentation nationale apparaît comme un signal fort de responsabilité gouvernementale. Elle traduit également la volonté des institutions de privilégier une gouvernance davantage fondée sur l’échange, l’évaluation des politiques publiques et la reddition régulière des comptes.
Au cours des travaux, plusieurs secteurs stratégiques de la vie nationale ont été passés au peigne fin par les élus. Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a apporté des clarifications sur différentes préoccupations liées au secteur minier, considéré comme l’un des piliers majeurs de l’économie nationale et un levier essentiel pour la mobilisation des ressources publiques. De son côté, le Ministre d’État chargé de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, a également répondu aux interrogations des parlementaires concernant les politiques de qualification de la jeunesse et l’adaptation de la formation professionnelle aux réalités du marché de l’emploi.
La séance a également accordé une attention particulière aux questions foncières, souvent à l’origine de nombreux conflits sociaux en République démocratique du Congo. La Ministre des Affaires foncières, Oneige N’Sele Mpimpa, a été amenée à fournir des éléments d’éclairage sur plusieurs dossiers relevant de son secteur, dans un contexte où les réformes liées à la sécurisation foncière demeurent très attendues.
Par ailleurs, les enjeux sanitaires ont occupé une place importante durant cette plénière. Le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a répondu à une question d’actualité portant notamment sur les défis persistants du système sanitaire congolais. Son intervention a permis d’aborder des préoccupations relatives à l’accès aux soins, à la prise en charge des populations ainsi qu’aux mécanismes de renforcement du dispositif sanitaire national face aux multiples défis de santé publique.
En outre, la question sécuritaire liée à la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu a également retenu l’attention des députés. À ce sujet, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, est intervenu afin d’apporter les éclaircissements nécessaires sur les motivations et les implications juridiques de cette mesure exceptionnelle, toujours au cœur du débat national sur la restauration durable de la paix dans l’Est du pays.
Au-delà des réponses techniques fournies par les différents membres du Gouvernement, cette séance parlementaire aura surtout mis en évidence le rôle stratégique joué par le Ministère des Relations avec le Parlement dans l’harmonisation des rapports entre l’Exécutif et le pouvoir législatif. En assurant cette coordination institutionnelle, Maître Guy Loando Mboyo confirme progressivement son positionnement comme l’un des principaux artisans du renforcement du dialogue républicain entre les institutions.
Cette démarche s’inscrit d’ailleurs dans une dynamique plus large impulsée par les autorités congolaises visant à promouvoir une gouvernance axée sur la responsabilité politique, le respect des exigences démocratiques et l’efficacité de l’action publique. Dans un environnement où les attentes citoyennes demeurent particulièrement élevées, les séances de contrôle parlementaire apparaissent désormais comme des instruments essentiels d’évaluation de l’action gouvernementale et de consolidation de l’État de droit.
À travers cette nouvelle mobilisation gouvernementale devant l’Assemblée nationale, l’Exécutif entend ainsi démontrer sa disponibilité à répondre aux préoccupations de la représentation nationale, tout en renforçant la culture de transparence et de collaboration institutionnelle indispensable au bon fonctionnement des institutions de la République démocratique du Congo.
LA REDACTION
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