RDC : Contrôle parlementaire musclé sur l’accès à l’électricité, le Gouvernement interpellé sur les réformes urgentes
La problématique de l’accès à l’électricité en République démocratique du Congo demeure au centre des préoccupations institutionnelles, en raison de son impact direct sur le développement économique et social du pays. C’est dans ce contexte que l’Assemblée nationale a consacré une séance plénière, ce jeudi 21 mai 2026, au contrôle de l’action gouvernementale dans le secteur énergétique.
Sous la conduite de son Président, Aimé Boji Sangara, la Chambre basse a auditionné le Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Molendo Sakombi, dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par la députée nationale Adèle Bazizane Maheshe.
Au cours de cette séance de redevabilité, le membre du Gouvernement a été amené à répondre aux préoccupations des élus nationaux, notamment celles relatives au faible taux d’accès de la population à l’électricité, à l’état d’avancement des projets de centrales hydroélectriques ainsi qu’aux perspectives d’amélioration de la desserte énergétique sur l’ensemble du territoire.
Pendant plus d’une heure d’échanges soutenus, le ministre a reconnu les défis structurels qui freinent encore le développement du secteur, tout en mettant en avant les initiatives en cours visant à renforcer la capacité de production et à étendre le réseau électrique national. Il a également insisté sur la volonté du Gouvernement de progresser vers un objectif d’accès plus large et plus équitable à l’énergie électrique.
Dans son intervention, il a souligné les efforts engagés pour augmenter l’offre énergétique et améliorer la distribution, dans un contexte marqué par une demande croissante et des infrastructures encore insuffisantes. Cette position s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à moderniser progressivement le secteur énergétique.
De son côté, la députée à l’origine de la question a formulé plusieurs recommandations, insistant sur la nécessité d’accélérer les réformes et d’améliorer la gouvernance du secteur. Elle a également demandé une évaluation des engagements du ministre dans un délai de cinq mois, afin de mesurer l’évolution des actions entreprises.
Pour sa part, le Président de la Chambre basse a rappelé l’importance de ce type d’exercice démocratique, appelant le Gouvernement à accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles afin de produire des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.
Conformément aux dispositions du règlement intérieur, aucun autre débat n’a été engagé après les réponses du ministre, marquant ainsi la clôture de cette séquence de contrôle parlementaire consacrée à un secteur jugé stratégique pour l’avenir du pays.
LA REDACTION
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