9 October 2026
Politique

L’armée rwandaise continue son projet macabre dans l’Est de la RDC, dénonce le Gouvernement congolais

  • mars 6, 2025
  • 5 min read
L’armée rwandaise continue son projet macabre dans l’Est de la RDC, dénonce le Gouvernement congolais

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a exprimé sa profonde indignation face à la persistance des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par l’armée rwandaise et ses alliés du M23-AFC dans les régions sous leur occupation. Une série de violations graves du droit international humanitaire a été rapportée, avec des incursions dans des hôpitaux de la ville de Goma, où les auteurs des atrocités ont enlevé et sommairement exécuté des malades, des garde-malades, ainsi que des militaires hospitalisés.

Les événements les plus récents de cette vague de violence remontent aux dates du 28 février, du 3 et du 4 mars 2025. Selon les rapports du Gouvernement congolais, l’armée rwandaise, en collaboration avec ses supplétifs du M23-AFC, a mené des incursions violentes dans des hôpitaux stratégiques de Goma, notamment Heal Africa, CBCA Ndosho et CBCA Virunga. Ces établissements médicaux, censés être des lieux de soins et de paix, ont été transformés en scènes de terreur, où une centaine de malades et de garde-malades ont été enlevés, dont des militaires congolais hospitalisés. Ces derniers ont été sommairement exécutés, dans une flagrante violation des normes humanitaires internationales, notamment la protection des blessés et des malades en période de conflit armé.

Le Gouvernement de la RDC souligne que de tels actes barbares ne sont en aucun cas isolés, mais s’inscrivent dans un projet systématique d’épuration ethnique mené par l’armée rwandaise et ses alliés. Cette dynamique s’accompagne de l’installation forcée de populations rwandaises dans les zones occupées et de l’imposition d’une administration parallèle, contribuant ainsi à déstabiliser davantage les territoires congolais.

Outre les atrocités commises contre les civils, le Gouvernement de la RDC met en lumière un autre aspect effroyable des agissements du M23-AFC et de l’armée rwandaise : les recrutements forcés. Les autorités congolaises rapportent des pratiques inacceptables consistant à enrôler des mineurs dans les rangs des groupes armés. Des enfants et des élèves sont systématiquement recrutés, parfois de force, pour former une nouvelle génération de combattants. Une réunion récente tenue dans le Territoire de Nyiragongo a révélé que les responsables locaux ont été contraints de recruter trois enfants par ménage pour suivre des formations militaires. Cette situation, qui vise à violenter des jeunes innocents, constitue non seulement un crime de guerre, mais aussi une violation flagrante des droits de l’enfant, telles que stipulées par les conventions internationales.

Le Gouvernement congolais affirme qu’il documente scrupuleusement ces crimes pour qu’une justice soit rendue aux victimes innocentes de ces atrocités. L’objectif est de faire en sorte que ces violations ne restent pas impunies, et que les responsables, en particulier les autorités rwandaises, rendent des comptes devant la communauté internationale.

Face à l’ampleur des violences, le Gouvernement de la RDC appelle une fois de plus à une mobilisation internationale forte et décisive pour mettre un terme à cette agression systématique. Les actes de l’armée rwandaise et du M23-AFC doivent être condamnés et traités en vertu du droit international, notamment le droit international humanitaire et les conventions sur les droits de l’homme. L’implication du Rwanda dans ces actes barbares continue d’alimenter des tensions déjà explosives dans la région des Grands Lacs et constitue une menace directe à la paix et à la sécurité dans cette partie du continent.

Le Gouvernement de la RDC réitère également sa demande pour que les responsables de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité soient jugés devant la Cour pénale internationale (CPI) et qu’une justice équitable soit rendue pour les victimes, afin de restaurer la dignité humaine dans les territoires congolais affectés par ce conflit.

La situation en RDC nécessite plus que jamais une réaction concertée de la part des organisations internationales, des pays voisins, ainsi que des acteurs diplomatiques pour imposer des sanctions et une pression diplomatique contre ceux qui soutiennent les rebelles et commettent ces actes inhumains. Le Gouvernement congolais continue de lutter pour la préservation de son intégrité territoriale et pour garantir la sécurité de ses citoyens, en particulier dans les zones du Kivu, où les violences ne cessent d’empirer.

L’internationalisation de ce conflit et la reconnaissance des responsabilités des acteurs étrangers, comme le Rwanda, sont désormais des impératifs pour que la RDC puisse retrouver sa souveraineté et que la justice puisse prévaloir dans cette guerre injuste.

Les récents événements relatés dans les hôpitaux de Goma et le recrutement d’enfants dans les zones occupées par les rebelles sont des témoignages poignants des souffrances endurées par les populations congolaises sous l’occupation de forces étrangères. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo continue de lutter pour la paix, la justice et la réconciliation, et appelle la communauté internationale à agir rapidement pour stopper les crimes de guerre qui se poursuivent sur son territoire.

LA REDACTION

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