Hommages nationaux aux officiers morts au front : La RDC salue le sacrifice de Cirimwami et Rugabisha
Dans une atmosphère empreinte de gravité et de recueillement, la République démocratique du Congo a célébré ce lundi une cérémonie officielle pour rendre hommage aux officiers tombés au champ d’honneur. Le général-major Peter Cirimwami Nkuba, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, et le colonel Alexis Rugabisha Lewis, commandant en second de la 12ᵉ Brigade de réaction rapide, ont été solennellement honorés devant le Président Félix Tshisekedi et la Première Dame, Denise Nyakeru.
Le Président, respectueusement incliné devant les cercueils recouverts du drapeau national, a apporté des paroles de réconfort aux familles éplorées. Le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Kabombo, a lu les ordonnances présidentielles élevant Cirimwami au rang de lieutenant-général et Rugabisha à celui de général de brigade, en reconnaissance de leur sacrifice et de leur bravoure. Ces deux officiers furent également admis, à titre posthume, dans l’Ordre national des Héros Kabila-Lumumba, garnis d’une croix de la bravoure militaire avec palme en bronze.
Selon le lieutenant-général Kabamba wa Kasanda, chef d’état-major général adjoint des FARDC, leur engagement exemplaire incarne la rigueur professionnelle, le patriotisme et le sens du devoir, laissant une empreinte indélébile dans l’histoire militaire congolaise.
Le général Cirimwami avait été grièvement blessé le 23 janvier 2025 à Saké, lors des combats opposant les FARDC à la rébellion du M23, dans l’Est du pays. Évacué vers Kinshasa, il succomba à ses blessures le 24 janvier, malgré tous les efforts médicaux déployés. Le colonel Rugabisha, quant à lui, tomba en février à Nyabibwe, dans le Sud-Kivu, à l’âge de 45 ans, alors qu’il menait les opérations sur le terrain.
Ces deux morts symbolisent les lourds sacrifices consentis depuis le début de l’année par les forces armées congolaise, mises à rude épreuve face à l’offensive du M23 soutenue sur certains points par le Rwanda.
Les dépouilles du général Cirimwami avaient reposé pendant huit mois à la morgue de l’Hôpital militaire du camp Colonel Tshatshi, avant d’être exposées au Palais du Peuple pour la cérémonie publique, suivie de l’inhumation au cimetière « Le Repos du Soldat » à N’Sele dans la soirée du 1er septembre.
Le sacrifice de ces officiers intervient dans un contexte de guerre prolongée dans l’Est, où la violence des groupes armés, notamment les ADF (Forces démocratiques alliées), continue de causer des atrocités. Récemment, le massacre de Kasanga, au Nord-Kivu, a fait au moins 70 victimes civiles exécutées dans une église, illustrant l’urgence de la lutte pour la protection de la population.
Au-delà du deuil national, cette cérémonie marque un acte fort de reconnaissance institutionnelle envers ceux qui ont donné leur vie pour la patrie. Le pays espère que leurs exemples stimuleront tant le moral des troupes que la résilience des civils dans ces zones de conflit.
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