10 August 2026
Découverte

Au Conseil de sécurité de l’ONU, la Première Ministre Judith Suminwa place la justice pour les survivants au cœur du plaidoyer de la RDC

  • juillet 9, 2026
  • 3 min read
Au Conseil de sécurité de l’ONU, la Première Ministre Judith Suminwa place la justice pour les survivants au cœur du plaidoyer de la RDC

La République démocratique du Congo a marqué une étape importante de son engagement diplomatique sur la scène internationale en assurant, le 8 juillet 2026, la présidence du débat public de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies consacré aux violences sexuelles liées aux conflits. Présidée par la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, cette rencontre a réuni les États membres autour d’un enjeu majeur : renforcer la protection des victimes et garantir une application effective du droit international.

Organisée dans le cadre de la présidence tournante du Conseil de sécurité exercée par la RDC, cette session de haut niveau s’est articulée autour du thème « Honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits ». Ce choix traduit la volonté de placer les droits des victimes, la lutte contre l’impunité et la consolidation d’une paix durable au centre des préoccupations de la communauté internationale.

Dans son rôle de présidente des travaux, Judith Suminwa Tuluka a conduit des échanges portant sur la mise en œuvre de l’agenda Femmes, paix et sécurité, reconnu comme l’un des principaux cadres internationaux pour promouvoir la participation des femmes aux processus de paix, renforcer leur protection en période de conflit et garantir leurs droits dans les sociétés en reconstruction.

Au fil des interventions, les participants ont souligné l’urgence d’intensifier les efforts en faveur de la justice, de la réparation des préjudices subis par les survivants ainsi que de la prévention des violences sexuelles utilisées comme armes de guerre. Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’une coopération internationale accrue afin d’assurer une application rigoureuse du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme.

Pour la République démocratique du Congo, cette présidence constitue une illustration de son retour progressif au premier plan de la diplomatie multilatérale. Pays longtemps confronté aux conséquences des conflits armés dans sa partie orientale, la RDC entend désormais contribuer activement aux réponses internationales face aux défis liés à la protection des populations civiles, tout en partageant son expérience dans la lutte contre les violences sexuelles.

Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans la continuité des engagements pris par les autorités congolaises en faveur de la stabilisation des provinces affectées par l’insécurité, du renforcement de l’État de droit et de la promotion des mécanismes de justice transitionnelle. Elle rejoint également les efforts menés avec les partenaires régionaux et internationaux pour restaurer durablement la paix dans la région des Grands Lacs.

En assumant la présidence de ce débat de haut niveau, la République démocratique du Congo a réaffirmé son attachement aux principes du multilatéralisme et son ambition de contribuer aux grandes réflexions internationales sur la paix et la sécurité. À travers cette initiative, Kinshasa porte un plaidoyer en faveur d’une réponse collective fondée sur la justice, la dignité des survivants et le respect du droit international, considérés comme des conditions indispensables à l’édification d’une paix durable.

LA REDACTION

Partager ceci :

En savoir plus sur Le Colibri Presse

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire