Examen d’État 2024-2025 : Plus de 13 000 finalistes entament les épreuves préliminaires en RDC
Le coup d’envoi officiel des épreuves préliminaires de l’Examen d’État, édition 2024-2025, a été donné ce vendredi 7 mars 2025 par Raïssa Malu, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, lors d’une cérémonie solennelle tenue à l’Institut Gombe I. Cet événement, d’une portée symbolique majeure, a réuni plusieurs hautes autorités éducatives, dont l’Inspecteur général de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).
Selon les statistiques officielles dévoilées par la ministre, pas moins de 13 242 candidats issus du cycle long participent à ces épreuves dans 259 centres d’examen répartis sur l’ensemble des 60 provinces éducationnelles du pays. À ces effectifs s’ajoutent 76 candidats du cycle court, évalués dans 15 centres dédiés, ainsi que 17 finalistes composant dans deux centres extraterritoriaux situés en Angola, précisément à Cabinda et à Luanda.
Cette mobilisation massive témoigne de la résilience du système éducatif congolais, malgré les difficultés structurelles et les contraintes sécuritaires qui entravent l’accès à l’éducation dans certaines régions.
Néanmoins, toutes les localités du pays ne bénéficient pas de ces évaluations en raison de l’occupation rebelle dans certaines provinces de l’Est. Face à cette réalité préoccupante, Raïssa Malu a rassuré l’opinion publique en annonçant des mesures exceptionnelles pour garantir l’égalité des chances.
« L’État mettra en place une session spéciale afin qu’aucun candidat ne soit privé de son droit à l’éducation », a-t-elle affirmé, soulignant ainsi l’engagement ferme du gouvernement à préserver le droit fondamental à l’éducation, même en contexte de crise.
Cette annonce revêt une dimension humanitaire et politique importante, en ce qu’elle traduit la volonté du gouvernement de ne laisser aucun élève sur la touche, malgré les aléas sécuritaires.
Dans son allocution, la ministre d’État a souligné l’importance capitale de l’éducation en tant que vecteur essentiel du développement national. Elle a réitéré la détermination du gouvernement à poursuivre la modernisation du système éducatif, conformément aux orientations du Plan quinquennal 2024-2025.
« Le lancement de ces épreuves est porteur d’espoir, car notre système éducatif poursuit son chemin malgré un contexte difficile », a-t-elle déclaré, mettant en lumière la résilience des institutions éducatives face aux défis conjoncturels.
Cette dynamique s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer la qualité de l’enseignement, à promouvoir les valeurs républicaines et à garantir une éducation inclusive pour tous les enfants du territoire national.
S’adressant directement aux candidats, Raïssa Malu a lancé un appel vibrant à la persévérance et à l’intégrité.
« Chers candidats, restez concentrés, faites preuve d’honnêteté et donnez le meilleur de vous-mêmes. Vous êtes non seulement les bâtisseurs de votre propre avenir, mais également les citoyens porteurs de valeurs qui feront rayonner notre nation », a-t-elle exhorté, en insistant sur la responsabilité individuelle dans la quête de l’excellence académique.
Elle a également souligné que le succès à ces épreuves ne se limite pas à une réussite personnelle, mais constitue également un engagement citoyen pour la reconstruction et le développement de la RDC.
Dans une volonté manifeste d’assurer la crédibilité et la transparence du processus, la cérémonie a été marquée par la remise officielle des mallettes contenant les épreuves, immédiatement suivie de la distribution des questionnaires aux candidats. Ce protocole rigoureux vise à prévenir les fuites d’épreuves et à garantir l’équité pour l’ensemble des participants.
En parallèle, des dispositifs de surveillance renforcée ont été déployés dans les centres d’examen afin de lutter contre toute forme de fraude ou de tricherie, conformément aux directives du ministère de l’Éducation nationale.
Les épreuves préliminaires constituent une étape cruciale du processus menant à l’Examen d’État final, qui sanctionne la fin du cycle secondaire et ouvre la voie à l’enseignement supérieur. Cette première phase permet d’évaluer les connaissances fondamentales et de préparer les candidats à affronter les épreuves terminales dans les meilleures conditions.
En dépit des défis sécuritaires et logistiques, la tenue effective de ces épreuves reflète l’engagement inébranlable des autorités congolaises à garantir un système éducatif stable et inclusif, gage de l’émergence d’une nouvelle génération de leaders au service du pays.
À travers cette initiative, la RDC réaffirme sa volonté de placer l’éducation au cœur de sa politique publique, convaincue que l’investissement dans le capital humain constitue le levier fondamental du développement durable et de la prospérité nationale.
LA REDACTION
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