Face à l’insécurité transfrontalière, la RDC et le Burundi consolident leur partenariat de défense
La République démocratique du Congo et le Burundi entendent franchir une nouvelle étape dans leur partenariat sécuritaire face à la persistance des menaces armées dans la région des Grands Lacs. Réunis à Bujumbura dans le cadre des travaux d’experts des deux pays, les responsables congolais et burundais ont insisté sur la nécessité d’un renforcement substantiel de la coopération militaire afin de mieux sécuriser leur frontière commune.
Selon un communiqué du ministère congolais de la Défense nationale relayé mercredi par Agence Congolaise de Presse, les discussions ont principalement porté sur la mise en œuvre des accords bilatéraux en matière de défense ainsi que sur les mécanismes de coordination destinés à faire face aux défis sécuritaires persistants dans les zones frontalières.
Au cours des échanges, la ministre burundaise de la Défense, Marie Chantal Ninjimbere, a plaidé pour une coopération militaire plus étroite entre les deux États afin de contenir efficacement les menaces sécuritaires qui affectent les populations vivant de part et d’autre des frontières.
« Marie Chantal Ninjimbere, (ministre burundais de la défense), a invité les gouvernements congolais et burundais à renforcer la coopération militaire afin de barrer la route à l’ insécurité le long de leur frontière commune. Les deux ministres ont,au terme des travaux des experts des deux Etats, procédé à la signature d un communiqué final sur la mise en œuvre des accords en matière défense », indique le communiqué cité par l’ACP.
Cette rencontre intervient dans un contexte régional marqué par la recrudescence des activités des groupes armés dans l’Est de la RDC, notamment dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. Les autorités congolaises considèrent désormais la coopération régionale comme un levier incontournable pour contenir les mouvements rebelles, lutter contre les trafics transfrontaliers et prévenir les infiltrations armées.
Par ailleurs, la frontière entre la RDC et le Burundi constitue depuis plusieurs années une zone particulièrement sensible en raison de la circulation des groupes armés locaux et étrangers, des réseaux criminels ainsi que des mouvements illégaux de populations. Dans ce contexte, les initiatives de coopération militaire entre États voisins apparaissent comme des instruments stratégiques de stabilisation régionale.
Au-delà des enjeux strictement militaires, Kinshasa et Bujumbura cherchent également à renforcer les mécanismes de partage de renseignements, de surveillance des frontières et de coordination opérationnelle. Plusieurs analystes sécuritaires estiment que l’efficacité de la lutte contre l’insécurité dans la région des Grands Lacs dépend largement de la capacité des États à mutualiser leurs moyens et à harmoniser leurs stratégies de défense.
En outre, cette dynamique s’inscrit dans un cadre plus large de diplomatie sécuritaire régionale. Depuis plusieurs mois, la RDC multiplie les initiatives bilatérales et multilatérales avec les pays voisins afin de consolider les efforts de pacification dans l’Est du pays. La coopération avec le Burundi occupe à cet égard une place importante, compte tenu des liens géographiques, sécuritaires et économiques qui unissent les deux nations.
La signature du communiqué final sur la mise en œuvre des accords de défense traduit ainsi la volonté commune des deux gouvernements de privilégier une approche concertée face aux menaces sécuritaires transfrontalières. Une orientation qui témoigne également de l’importance croissante des alliances régionales dans la recherche de solutions durables aux crises sécuritaires qui affectent l’Afrique centrale.
LA REDACTION
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