29 July 2026
Société

Goma : Retour au calme fragile après les violents affrontements entre Wazalendo et rebelles du M23

  • avril 12, 2025
  • 3 min read
Goma : Retour au calme fragile après les violents affrontements entre Wazalendo et rebelles du M23

Après une nuit de tension extrême, marquée par des affrontements intenses entre les patriotes Wazalendo et les rebelles du M23-ARC, un calme relatif est progressivement revenu dans certains quartiers de la ville de Goma, notamment à Lac Vert et Kyeshero. Ces heurts, survenus dans la nuit du 11 avril, ont mis une fois de plus en lumière la précarité sécuritaire qui prévaut dans cette partie de l’Est de la République Démocratique du Congo, en proie à une crise prolongée.

Selon des témoignages concordants recueillis sur place, les combats auraient éclaté aux abords des zones urbaines, où des éléments Wazalendo ont tenté de repousser les positions avancées tenues par les rebelles du M23, appuyés, selon plusieurs sources militaires, par des unités de l’armée rwandaise (RDF) et des composantes de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC). Cette tentative de reconquête par les groupes d’autodéfense congolais s’est toutefois heurtée à la résistance farouche des forces ennemies, qui conservent à ce jour un contrôle stratégique sur plusieurs localités.

Malgré la tension palpable, les autorités locales n’ont pas signalé officiellement de victimes civiles, bien que des tirs nourris et des explosions aient été entendus pendant plusieurs heures, semant la panique parmi les habitants. « Nous avons passé la nuit à terre avec les enfants. On n’a pas fermé l’œil », témoigne une résidente du quartier Kyeshero, visiblement bouleversée.

Il convient de rappeler que la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, reste sous la menace permanente de l’avancée du M23, mouvement rebelle accusé de graves violations des droits humains et de collaboration avec des forces étrangères, malgré les nombreuses résolutions internationales exigeant leur retrait. Le Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), ont à maintes reprises condamné l’agression contre la souveraineté territoriale de la RDC, appelant à un cessez-le-feu immédiat.

Sur le terrain, la situation demeure tendue, même si la ville semble avoir retrouvé un semblant de normalité en ce matin du 12 avril. Les forces loyalistes poursuivent leurs manœuvres défensives tandis que les groupes Wazalendo, qualifiés de résistants populaires, continuent de mobiliser les jeunes pour défendre la patrie face à ce qu’ils qualifient d’« agression planifiée et systématique ».

Il est impératif que la communauté internationale intensifie la pression diplomatique sur les acteurs régionaux impliqués dans ce conflit, tout en renforçant les capacités de protection de la MONUSCO et de la mission militaire de la SADC. La paix dans l’Est du Congo ne saurait être réduite à de simples déclarations : elle exige des actes concrets, une coordination militaire efficace, et surtout, une volonté politique sincère des États voisins de rompre avec toute forme de déstabilisation.

LA RÉDACTION

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