Gouvernance en RDC : Le gouvernement SUMINWA dresse un bilan d’étape un an après sa prise de fonction
Un an après son entrée en fonction à la tête du gouvernement central, la Première ministre Judith SUMINWA TULUKA a présenté, ce lundi, un bilan d’étape mettant en exergue les réformes engagées, les avancées notables, mais également les défis persistants auxquels l’exécutif demeure confronté. C’est dans un esprit de transparence et de redevabilité que l’équipe gouvernementale s’est prêtée à cet exercice d’évaluation, à travers une communication articulée autour de cinq axes stratégiques.
À l’avant-garde de ce bilan, figure la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat, notamment à travers des programmes d’accompagnement des jeunes, des incitations fiscales aux microentreprises, et la consolidation des guichets uniques dédiés aux PME. Cette orientation vise à résorber le chômage endémique et à stimuler un tissu économique plus inclusif.
Le second pilier mis en lumière concerne le pouvoir d’achat des ménages, sujet hautement sensible dans un contexte d’inflation importée. Le gouvernement revendique plusieurs interventions telles que la régulation des prix des denrées de première nécessité, l’ajustement progressif du SMIG, ainsi que la subvention de certains produits stratégiques.
En dépit d’un environnement international incertain, marqué notamment par les répercussions de conflits géopolitiques et des perturbations climatiques, le gouvernement affirme avoir maintenu une relative stabilité macroéconomique, traduite par la maîtrise du taux de change et une gestion plus rigoureuse de la trésorerie publique. Cette stabilité repose sur un dialogue continu avec les institutions de Bretton Woods et l’ancrage d’une discipline budgétaire, favorisant ainsi la confiance des partenaires au développement.
La bonne gouvernance reste un autre axe crucial du bilan, avec des efforts accrus dans la lutte contre la corruption, l’amélioration de la transparence dans les marchés publics, et la redynamisation des organes de contrôle. La Première ministre a insisté sur « la consolidation de l’État de droit comme socle de toutes les réformes », soulignant que la moralisation de la vie publique est un combat de longue haleine.
Par ailleurs, le gouvernement a mis l’accent sur la réforme de la fonction publique, dans le but de bâtir une administration plus performante et orientée vers les résultats. Cela passe notamment par la digitalisation progressive des procédures, la bancarisation des salaires, et la poursuite de l’assainissement du fichier des agents de l’État.
Toutefois, l’exécutif reconnaît que des obstacles majeurs subsistent, notamment en ce qui concerne la situation sécuritaire à l’Est du pays, les attentes sociales non encore comblées, ainsi que les lenteurs structurelles dans l’exécution de certains projets prioritaires.
Dans une déclaration empreinte de pragmatisme, Judith SUMINWA a réaffirmé la volonté du gouvernement de « rester à l’écoute des citoyens et de renforcer l’efficacité de l’action publique », tout en inscrivant son action dans une perspective de continuité et de résilience.
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