Kinshasa : La police de circulation appelée à plus de courtoisie et de discipline
À Kinshasa, la question de la régulation du trafic routier reste un défi permanent. Pour y remédier, la police a réuni jeudi ses cadres afin d’évaluer le dispositif mixte associant militaires et policiers déployés aux carrefours stratégiques de la capitale congolaise. Au terme de cette rencontre, le commandant de la police provinciale de Kinshasa, le général Israël Kantu, a insisté sur l’importance de la discipline et du respect vis-à-vis des usagers de la route.
Dans une déclaration ferme, le patron de la police kinoise a rappelé à ses agents que leur mission ne se limite pas à réguler le flux des véhicules. Elle doit aussi refléter une attitude responsable :
« Je demande à mes éléments commis à la régulation du trafic dans les différents carrefours et ronds-points d’être polis, disciplinés et surtout courtois. Mais la courtoisie n’exclut pas la fermeté », a-t-il déclaré.
Cet appel intervient alors que de nombreux usagers de la route dénoncent régulièrement des comportements jugés brusques, parfois agressifs, de la part de certains policiers de circulation.
La capitale congolaise, avec ses plus de 12 millions d’habitants, connaît une densité de circulation parmi les plus élevées du continent africain. Les embouteillages monstres, aggravés par le non-respect du code de la route, la vétusté des infrastructures et la croissance rapide du parc automobile, exigent une gestion stricte et organisée.
C’est dans ce contexte que le déploiement mixte armée-police a été mis en place afin de fluidifier la circulation et de sécuriser certains carrefours stratégiques. Toutefois, cette présence accrue doit s’accompagner d’un comportement irréprochable des forces de l’ordre pour renforcer la confiance de la population.
En rappelant l’importance de la courtoisie, Israël Kantu cherche également à redorer l’image de la police, souvent critiquée pour ses bavures et ses abus. Les organisations de la société civile, de leur côté, appellent régulièrement à plus de professionnalisme et à une meilleure formation des agents.
L’efficacité de ce rappel à l’ordre dépendra donc de la capacité de la hiérarchie à sanctionner les dérives et à encourager les bonnes pratiques sur le terrain.
LA RÉDACTION
En savoir plus sur Le Colibri Presse
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




