16 August 2026
Découverte

Lambert MENDE critique ouvertement Joseph KABILA pour sa posture jugée conciliante envers le Rwanda

  • mai 29, 2025
  • 3 min read
Lambert MENDE critique ouvertement Joseph KABILA pour sa posture jugée conciliante envers le Rwanda

Dans un contexte géopolitique particulièrement tendu à l’Est de la République démocratique du Congo, les propos récemment tenus par l’ancien ministre de la Communication, Lambert Mende Omalanga, résonnent comme un coup de tonnerre sur la scène politique congolaise. L’ancien porte-parole du gouvernement n’a pas mâché ses mots à l’endroit de l’ex-président Joseph Kabila, qu’il accuse d’adopter une posture complaisante vis-à-vis de l’agresseur rwandais et de ses alliés du M23.

« Rien ne justifie la complaisance d’un ancien président envers l’agresseur rwandais et ses supplétifs du M23, qui n’ont jamais changé de cap depuis que nous les avions combattus ensemble en 2012 », a fustigé Mende dans une déclaration publique, teintée d’indignation, en réaction au récent retour de Kabila par une zone frontalière sous influence rwandaise, ainsi qu’à l’ambiguïté perçue dans ses prises de parole.

Cette sortie musclée s’inscrit dans une vague d’indignation exprimée par plusieurs figures politiques et membres de la société civile, après que Joseph Kabila, resté longtemps silencieux, ait prononcé un discours jugé évasif, dans lequel il a soigneusement évité de nommer le Rwanda comme agresseur direct du territoire congolais. Une omission que d’aucuns considèrent comme une tentative de repositionnement politique calculée, au détriment de l’intérêt national.

Il convient de rappeler que le M23, groupe armé soutenu selon de nombreux rapports onusiens par Kigali, est à l’origine d’une recrudescence de violences et de déplacements massifs dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette situation a conduit le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter, en décembre 2023, la résolution 27113, exigeant expressément et sans conditions le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.

Dans ce contexte, Lambert Mende, autrefois proche du régime kabiliste, s’insurge contre ce qu’il qualifie de trahison morale. Il exhorte les anciens dignitaires à faire preuve de cohérence historique et de loyauté envers le peuple congolais, plutôt que de s’engager dans des stratégies d’ambiguïté politique. « En 2012, nous étions unis face à cette menace. Aujourd’hui, que s’est-il passé ? », s’interroge-t-il avec gravité.

L’opinion publique congolaise, profondément marquée par l’instabilité chronique à l’Est et les soupçons de connivences politiques avec des forces étrangères, accueille cette prise de position avec une attention soutenue. La crédibilité des élites politiques se retrouve une fois de plus scrutée à la loupe, alors que la guerre sécuritaire devient également une guerre de récits.

Dans l’attente de nouveaux éclaircissements de la part de Joseph Kabila, la classe politique semble désormais divisée entre ceux qui appellent à l’unité face à l’agression externe et ceux qui privilégient un silence tactique aux relents d’opportunisme. Quoi qu’il en soit, le débat est relancé, et le peuple congolais observe, avec méfiance et espoir, les positions qui se dessinent.

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