L’Assemblée nationale reçoit le projet de loi de finances rectificative : Un tournant décisif dans la gouvernance budgétaire de la RDC
Conformément aux exigences de transparence et de redevabilité réclamées par la représentation nationale, le gouvernement congolais a déposé, ce week-end, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025. Cet acte marque l’ouverture officielle du tant attendu collectif budgétaire, tant réclamé par les députés nationaux, désireux d’obtenir une meilleure visibilité sur les recettes mobilisées et les dépenses engagées depuis le début de l’année.
Le député national Gratien Iracan de Saint-Nicolas, connu pour son engagement en faveur de la bonne gouvernance, s’est félicité de cette initiative en déclarant : « Le Gouvernement vient de déposer le projet de loi de finances rectificative. Le Collectif budgétaire aura donc lieu comme souhaité par l’Assemblée nationale. Les Élus du peuple ont maintenant l’occasion de comprendre en détail la hauteur de la mobilisation des recettes et les dépenses engagées au début 2025. »
Cette déclaration, relayée par les milieux parlementaires, illustre la volonté croissante de l’Assemblée nationale de jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir budgétaire, en exerçant un contrôle rigoureux sur l’exécution des crédits votés.
Ce collectif budgétaire intervient dans un contexte économique particulièrement complexe, marqué par une hausse des prix à la consommation, des tensions sur le marché des changes, et une pression croissante sur les finances publiques. Le réajustement des prévisions initiales s’impose dès lors comme une démarche incontournable, tant pour refléter la réalité macroéconomique du pays que pour adapter les politiques publiques aux priorités du moment, notamment en matière d’investissements sociaux, de sécurité et d’infrastructures.
Au-delà des chiffres, cette loi de finances rectificative représente un instrument stratégique de reddition des comptes. Elle permettra aux parlementaires de décortiquer la structure réelle des dépenses exécutées, de comprendre les écarts entre les prévisions et les réalisations, et d’évaluer l’impact réel de la politique budgétaire sur les conditions de vie des populations.
Par ailleurs, plusieurs observateurs estiment que cette initiative offre une opportunité politique pour rétablir la confiance entre l’exécutif et le législatif, en renforçant les mécanismes de dialogue et de transparence budgétaire.
La tenue régulière d’un collectif budgétaire, telle que consacrée par les meilleures pratiques internationales, reste encore rare dans la tradition institutionnelle congolaise. Toutefois, la matérialisation de cette démarche constitue une avancée significative dans le processus de réforme des finances publiques en RDC.
Des voix s’élèvent déjà pour appeler à l’instauration de cette pratique de manière systématique, afin de garantir une meilleure allocation des ressources et une adaptation continue des politiques publiques aux réalités du terrain.
LA REDACTION
En savoir plus sur Le Colibri Presse
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





