Le Gouvernement exclut de la fonction publique les personnes recrutées par le M23 dans les zones occupées
En République démocratique du Congo, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de préserver la légalité administrative et l’autorité institutionnelle de l’État dans les territoires affectés par l’occupation des rebelles du M23. À cet effet, le ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a annoncé que les personnes recrutées par les groupes rebelles dans les zones sous occupation ne seront pas intégrées dans l’administration publique une fois l’autorité de l’État rétablie.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par les efforts des autorités congolaises visant à restaurer l’ordre institutionnel dans les provinces de l’Est de la RDC, particulièrement affectées par l’activisme du mouvement rebelle du M23. Selon le ministre, les recrutements opérés en dehors du cadre légal de l’État ne sauraient produire des effets administratifs reconnus par les institutions de la République
Par ailleurs, Jean-Pierre Lihau a tenu à rassurer les agents publics ayant quitté les zones occupées pour demeurer fidèles à l’administration centrale. Il a précisé que ces derniers seront rétablis dans leurs fonctions conformément aux orientations du Président de la République, Félix Tshisekedi. Cette mesure traduit la volonté du pouvoir exécutif de protéger les agents ayant refusé de collaborer avec les structures imposées par les groupes armés.
En outre, cette position gouvernementale s’inscrit dans une logique de consolidation de la souveraineté étatique et de défense de la légitimité des institutions publiques. Les autorités considèrent en effet que l’intégration des personnes recrutées par une administration parallèle mise en place dans les zones occupées constituerait une atteinte aux principes de gouvernance publique et à la continuité juridique de l’État.
D’un point de vue politico-administratif, cette annonce illustre également la stratégie du gouvernement congolais visant à distinguer les agents publics légalement établis des acteurs ayant adhéré aux mécanismes de gestion instaurés sous contrôle rebelle. Ainsi, l’exécutif entend renforcer la discipline administrative tout en envoyant un signal politique fort quant au caractère non reconnu des structures installées dans les territoires occupés par le M23.
Enfin, cette décision pourrait alimenter les débats sur les mécanismes de réintégration administrative et de reconstruction de l’appareil étatique dans les zones affectées par les conflits armés. Elle témoigne, en parallèle, des défis persistants liés à la restauration durable de l’autorité de l’État dans l’Est de la République démocratique du Congo.
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