Massacre à Goma : Plus de 200 civils brûlés vifs par l’armée rwandaise et les M23/AFC
Une nouvelle tragédie d’une violence inouïe a frappé la ville de Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Selon des informations relayées par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), citant un membre du mouvement citoyen LUCHA, plus de 200 personnes ont été brûlées vives dans un nganda (bar populaire) situé à Don Bosco, un quartier périphérique de la ville. Ce massacre, perpétré dans la nuit à 22h, heure locale, est attribué à l’armée rwandaise et aux terroristes du M23, sous le prétexte fallacieux que les victimes seraient des voleurs.
Cet acte d’une barbarie extrême vient s’ajouter à une longue série d’exactions commises dans la région par les forces rwandaises et les rebelles du M23. Depuis le renouvellement des hostilités en 2022, les populations civiles subissent des violations massives des droits humains, caractérisées par des meurtres de masse, des disparitions forcées et des déplacements massifs.
Des organisations locales et internationales ont maintes fois dénoncé l’implication directe du Rwanda, accusé de soutenir logistiquement et militairement le Mouvement du 23 Mars (M23), en dépit des démentis officiels du gouvernement de Kigali. Human Rights Watch et plusieurs experts de l’ONU ont documenté ces agissements, pointant du doigt la responsabilité du régime de Paul Kagame dans l’instabilité chronique de l’Est congolais.
Le massacre de Don Bosco illustre l’ampleur du chaos qui règne dans le Nord-Kivu, où les civils sont devenus les premières victimes de la lutte pour le contrôle des ressources naturelles. Cette région regorge de minerais stratégiques comme le coltan et l’or, alimentant les convoitises et exacerbant les tensions armées.
Malgré des preuves accablantes, la communauté internationale tarde à prendre des mesures concrètes. Des voix s’élèvent pour réclamer des sanctions fermes contre le Rwanda et ses relais armés, accusés de violations graves du droit international humanitaire.
« À Goma, l’horreur est devenue quotidienne. Chaque jour, des innocents meurent dans l’indifférence générale. Il est temps que la communauté internationale cesse de détourner le regard et prenne ses responsabilités ».
Face à cette situation dramatique, des organisations de la société civile et des leaders politiques congolais exhortent les instances internationales à sortir de leur silence coupable. Ils réclament une enquête indépendante et des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces crimes abominables.
En attendant, la population de Goma, livrée à elle-même, continue de vivre sous la menace constante de nouvelles attaques. Tant que des mesures diplomatiques fortes ne seront pas prises, les massacres risquent de se multiplier, aggravant la crise humanitaire déjà alarmante qui frappe l’Est de la RDC.
LA REDACTION
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