9 October 2026
Découverte

Nuit de terreur à Goma : Coups de feu nourris et assassinats sèment l’effroi dans la commune de Karisimbi

  • avril 1, 2025
  • 3 min read
Nuit de terreur à Goma : Coups de feu nourris et assassinats sèment l’effroi dans la commune de Karisimbi

L’insécurité continue de gangréner la ville de Goma, plongeant ses habitants dans une peur constante. Dans la nuit de dimanche à ce lundi 31 mars, plusieurs quartiers de la commune de Karisimbi ont été le théâtre de violences armées marquées par des tirs nourris, réveillant les craintes d’une population déjà éprouvée par l’instabilité ambiante. Trois corps sans vie ont été retrouvés au petit matin, tous victimes de balles tirées par des assaillants non encore identifiés.

Le premier drame s’est déroulé aux alentours de 20 heures sur l’avenue Kasindi, dans le quartier Katoyi. Une femme, propriétaire d’un restaurant de fortune connu pour ses plats traditionnels de feuilles de manioc, a été exécutée par des hommes armés. Connue sous le sobriquet « Sombe-Kinono », la victime jouissait d’une certaine notoriété dans la communauté, notamment auprès des résidents de la maison communale de Karisimbi. Son meurtre a laissé un vide immense parmi les habitants, qui exigent que toute la lumière soit faite sur cette tragédie.

Un deuxième corps a été retrouvé gisant dans une mare de sang dans le quartier Mabanga-Sud. Des témoignages locaux suggèrent que ce meurtre pourrait être l’œuvre des rebelles du M23, bien que les circonstances exactes restent floues. La victime, selon plusieurs sources, était considérée comme un criminel dénoncé par la population, ce qui soulève la question d’une possible exécution ciblée.

Un troisième cas similaire a été signalé dans la partie nord de Goma, à la lisière du territoire de Nyiragongo, où un autre cadavre criblé de balles a été découvert. Là encore, des témoins ont pointé du doigt les éléments du M23, qui continuent d’étendre leur influence dans certaines zones instables du Nord-Kivu.

Tout au long de la nuit, les quartiers Kasika, Mapendo, Katindo, Majengo, Mikeno et d’autres localités de Karisimbi ont été secoués par des tirs sporadiques, plongeant la population dans une angoisse palpable. Les habitants, contraints de se terrer chez eux, redoutaient une attaque de grande envergure.

Face à cette montée inquiétante de l’insécurité, la société civile locale et plusieurs organisations de défense des droits humains appellent les autorités à renforcer la présence des forces de l’ordre et à garantir la protection des citoyens. « Nous ne pouvons plus vivre sous cette menace constante. Il faut une réponse forte et immédiate de l’État », martèle un militant local.

À ce stade, aucune revendication officielle n’a été faite concernant ces assassinats, et les forces de sécurité locales restent prudentes quant aux responsabilités de ces crimes. Toutefois, l’hypothèse d’une infiltration de groupes armés dans les quartiers résidentiels de Goma n’est pas écartée, ce qui pousse les autorités à envisager un renforcement des dispositifs sécuritaires.

Si ces événements illustrent une détérioration alarmante de la situation sécuritaire, ils rappellent aussi l’urgence de mesures concrètes pour restaurer un climat de paix à Goma et dans ses environs.

LA REDACTION

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