9 October 2026
Société

Prétendue Stigmatisation à Kinshasa : Le Gouvernement Convoque la CENCO et Rétablit la Vérité sur la Stigmatisation des Swahiliphones

  • mars 7, 2025
  • 4 min read
Prétendue Stigmatisation à Kinshasa : Le Gouvernement Convoque la CENCO et Rétablit la Vérité sur la Stigmatisation des Swahiliphones

Le débat sur la prétendue stigmatisation des Swahiliphones à Kinshasa, alimenté par des accusations de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), a pris une tournure importante avec la réaction du Vice-Premier Ministre en charge de la Sécurité intérieure, Jacquemain Shabani. Face aux accusations portées, Shabani a pris la parole pour souligner que les incidents évoqués par la CENCO étaient des cas isolés, sans lien direct avec une quelconque politique de stigmatisation systématique.

Lors de ses déclarations, le Vice-Premier Ministre a insisté sur le fait que les événements dénoncés par la CENCO s’étaient produits après la publication du communiqué de cette dernière. Il a clarifié que la majorité de ces faits avaient été immédiatement pris en charge par les autorités compétentes, et que les responsables avaient été appréhendés. « Les faits présentés par la CENCO sont des cas isolés, relatifs à des délits de faciès. Ils ne reflètent en aucun cas une politique de stigmatisation systématique », a affirmé Jacquemain Shabani, cherchant ainsi à dissiper tout malentendu et à mettre en lumière la réactivité du gouvernement face à de tels incidents.

Cette intervention vise à redonner un peu de sérénité à la population et à éviter la propagation de rumeurs qui pourraient attiser les tensions, notamment à Kinshasa, où la diversité ethnique et linguistique est un facteur sensible.

En poursuivant ses observations, le patron de la Sécurité intérieure a exhorté la CENCO à collaborer étroitement avec les services compétents avant de publier des informations sensibles. Selon lui, la diffusion d’informations non vérifiées pourrait engendrer des réactions disproportionnées et, pire encore, servir les intérêts des ennemis de la République. « Il est indispensable d’alerter nos services en premier lieu pour certifier de tels faits avant de les rendre publics. Cela éviterait de faire le jeu de l’ennemi et de semer la division parmi nos concitoyens », a-t-il insisté, soulignant la nécessité de préserver l’unité nationale, surtout en période de guerre.

Cet appel fait écho à la fragilité sociale du pays, où les rumeurs et la manipulation de l’information peuvent rapidement dégénérer en crises de confiance et en divisions profondes entre communautés. Il est donc primordial que toute information, surtout si elle touche à la cohésion sociale, soit traitée avec une rigueur et une prudence absolue.

À la suite de cette rencontre, l’Église catholique, représentée par Mgr Donatien Nshole, a salué les observations du Vice-Premier Ministre. Il a réaffirmé l’engagement de la CENCO à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale en République Démocratique du Congo. Mgr Nshole a souligné que l’Église, tout en étant vigilante, reste résolument attachée à l’unité nationale et au dialogue constructif avec le gouvernement. Cette déclaration marque un pas important vers une meilleure coopération entre les institutions religieuses et les autorités gouvernementales, deux forces essentielles pour garantir la stabilité du pays dans ce contexte difficile.

Cette rencontre et les échanges qui en ont découlé illustrent une volonté de dialogue et de réconciliation entre les différentes parties prenantes, dans un moment où l’unité nationale et la stabilité sont plus que jamais nécessaires face à des défis internes et externes.

Au sortir de cette réunion, le message est clair : l’importance de l’unité nationale et de la solidarité transcende les divergences d’opinion. Il est désormais crucial pour tous les acteurs politiques, sociaux et religieux de mettre en place un front commun pour préserver la paix et la stabilité, en particulier à un moment où le pays fait face à des menaces extérieures et des défis socio-économiques majeurs.

Cet incident, bien qu’isolé, a mis en lumière la fragilité de l’unité nationale et la sensibilité de certaines questions, notamment celles liées à l’ethnie et à la culture linguistique. Les autorités congolaises, de même que les institutions religieuses, doivent désormais s’engager dans un dialogue permanent et constructif pour éviter que des malentendus ne se transforment en crises profondes. La collaboration renforcée entre le gouvernement et la CENCO pourrait être la clé pour garantir la paix durable en République Démocratique du Congo, dans un contexte où l’unité est plus que jamais indispensable.

LA REDACTION

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