25 May 2026
Découverte

RDC–Chine : Entre multilatéralisme et grands projets, une rencontre au sommet

  • septembre 2, 2025
  • 3 min read
RDC–Chine : Entre multilatéralisme et grands projets, une rencontre au sommet

En ce mardi 2 septembre marqué par des enjeux diplomatiques cruciaux, la Ministre d’État des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu en audience S.E.M. Zhao Bin, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire de Chine en RDC. Une rencontre dense, synonyme de résilience diplomatique et d’ambitions renouvelées.

Dès les premiers mots échangés, le ton était résolument fixé : il s’agissait de « renforcer le soutien mutuel au sein des instances multilatérales », affirmant la volonté commune de faire front ensemble sur l’échiquier global. À l’heure où la diplomatie multilatérale est toujours plus nécessaire pour les pays du Sud, cette convergence d’intérêts en dit long sur l’ancrage stratégique du partenariat sino-congolais.

S’en sont suivis des échanges approfondis sur les projets de coopération en cours, notamment dans le cadre des engagements issus du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC). Le sommet de Beijing a été l’occasion, selon le ministère chinois, de formaliser une « communauté d’avenir partagé » entre les deux nations, avec des investissements dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et l’innovation culturelle.

Kayikwamba Wagner n’a pas manqué de rappeler le rôle symbolique de ces projets. Elle a salué l’impulsion offerte par le gouvernement chinois au développement congolais, notamment à travers le Centre culturel et des arts d’Afrique centrale, véritable hub régional de la créativité selon les mots du président Félix Tshisekedi . Ce centre incarne l’esprit d’une coopération fertile, non limitée aux infrastructures, mais investie dans le rayonnement culturel.

L’ambassadeur Zhao Bin, quant à lui, a saisi l’occasion pour mettre en lumière les chiffres parlants : plus de 200 formations accordées à des cadres congolais, des échanges commerciaux avoisinant les 18 à 19 milliards USD, et la création de milliers d’emplois grâce aux investissements chinois dans divers secteurs. Il a souligné que « la modernisation chinoise apportera de plus grandes opportunités au développement et au redressement de la RDC ».

Dans une veine plus concrète, la question des perspectives d’avenir dans les relations sino-congolaises a notamment abordé les investissements massifs, issus d’un plan triennal estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars américains. Toutefois, l’ambassadrice n’a pas évité les réalités : il faudra élaborer des projets mûrs, inclusifs et porteurs de développement durable pour que ces financements soient réellement bénéfiques.

Infrastructures emblématiques : De la pose de la première pierre des rocades de Kinshasa par le président Tshisekedi aux projets d’extension urbaine comme Kinshasa Kia Mona—filière soutenue par des partenaires chinois : ces initiatives illustrent le lien tangible entre diplomatie et transformations locales.

Tandis que les investissements chinois sont à saluer, des voix s’élèvent pour alerter sur le risque de surendettement, la dépendance structurelle, ou encore le respect des normes sociales et environnementales. Une vigilance démocratique est de mise pour que les retombées profitent pleinement à la population congolaise.

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