RDC : Le FONAREDD valide son rapport annuel 2025 et consolide la stratégie climatique nationale
La République démocratique du Congo poursuit son engagement en faveur de la préservation de l’environnement et de la lutte contre les effets du changement climatique. C’est dans cette dynamique que le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé, le 4 juin 2026 à Kinshasa, une réunion du Comité de pilotage du FONAREDD consacrée à l’examen et à la validation du rapport annuel des activités réalisées au cours de l’exercice 2025.
Cette session stratégique a réuni plusieurs acteurs impliqués dans la gouvernance climatique du pays, notamment des membres du gouvernement, des représentants des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des délégués de l’initiative CAFI. Les échanges ont permis d’évaluer les résultats obtenus dans le cadre de la coopération entre la RDC et ses partenaires internationaux pour la protection des écosystèmes forestiers et la promotion d’un développement respectueux de l’environnement.
Au centre des discussions figurait notamment l’état d’avancement du partenariat RDC-CAFI couvrant la période 2021-2031. Ce cadre de coopération constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments de financement des politiques environnementales congolaises. Son objectif est de soutenir les réformes structurelles destinées à réduire la déforestation, préserver la biodiversité et favoriser une gestion durable des ressources naturelles.
Par ailleurs, les participants ont passé en revue les performances enregistrées dans l’exécution des programmes financés par le FONAREDD. Les partenaires ont relevé des progrès significatifs dans la gestion des ressources mobilisées ainsi que dans la mise en œuvre des projets sur le terrain. Ces avancées concernent notamment le développement d’une agriculture durable, la réduction de la pression exercée sur les massifs forestiers, le renforcement de la gouvernance environnementale et l’amélioration des conditions de vie des communautés locales dépendantes des forêts.
Depuis sa mise en place, le FONAREDD s’est imposé comme un instrument central de la politique climatique congolaise. Créé pour soutenir la stratégie nationale REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts), ce mécanisme a permis le financement de dizaines d’initiatives destinées à concilier protection de l’environnement et développement économique. À ce jour, plusieurs programmes couvrant divers secteurs ont été déployés à travers le pays, avec pour ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en renforçant la résilience des populations face aux changements climatiques.
En outre, cette réunion intervient dans un contexte où la RDC cherche à renforcer son positionnement sur la scène internationale en tant que pays-solution dans la lutte contre le réchauffement climatique. Avec plus de la moitié des forêts du bassin du Congo sur son territoire, le pays abrite l’un des plus importants puits de carbone de la planète. Cette richesse écologique lui confère un rôle stratégique dans les efforts mondiaux visant à limiter les effets du changement climatique.
Cette vision est portée au plus haut niveau de l’État par le Président de la République, Félix Tshisekedi, qui plaide régulièrement pour une reconnaissance accrue de la contribution environnementale de la RDC ainsi que pour un accès renforcé aux mécanismes internationaux de financement climatique. Les autorités congolaises estiment que la préservation des forêts du bassin du Congo nécessite des investissements conséquents afin de soutenir les populations locales et de garantir une exploitation durable des ressources naturelles.
Par conséquent, la validation du rapport annuel 2025 du FONAREDD constitue une étape importante dans le suivi des engagements environnementaux du pays. Elle témoigne également de la volonté des autorités et de leurs partenaires de consolider les acquis obtenus au cours des dernières années, tout en accélérant la mise en œuvre des réformes nécessaires à la protection du patrimoine forestier national.
À l’heure où les enjeux climatiques occupent une place croissante dans les politiques publiques internationales, la RDC entend ainsi capitaliser sur son potentiel écologique exceptionnel pour attirer davantage de financements verts, renforcer sa diplomatie climatique et contribuer activement aux objectifs mondiaux de développement durable.
LA REDACTION
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