RDC : Moïse Mbiye s’exprime sur la révision constitutionnelle et appelle à privilégier l’intérêt du peuple
Le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle continue de prendre de l’ampleur en République démocratique du Congo. Cette fois-ci, la question s’est invitée dans la sphère religieuse à travers une rencontre organisée à l’église Cité Béthel, où le pasteur Moïse Mbiye a reçu Augustin Kabuya autour des échanges consacrés au projet de réforme constitutionnelle baptisé « C4 ».
Au cours de cette rencontre, le responsable religieux a affiché publiquement sa position en faveur d’une réflexion nationale orientée vers l’amélioration des conditions de vie de la population. « Nous ne pouvons pas être écartés lorsqu’il s’agit de réfléchir pour le bien de la population. Je le dis tout haut : s’il faut tout changer au pays pour le bien du peuple, comptez sur moi », a déclaré Moïse Mbiye.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par la multiplication des discussions autour de l’avenir institutionnel du pays. Depuis plusieurs semaines, les initiatives liées à une éventuelle révision ou adaptation de certaines dispositions constitutionnelles alimentent les débats au sein de la classe politique, de la société civile ainsi que des milieux académiques et religieux.
En recevant le secrétaire général de l’UDPS, le pasteur de Cité Béthel semble vouloir inscrire les communautés religieuses dans les réflexions nationales relatives à la gouvernance et aux réformes institutionnelles. Une posture qui traduit également l’influence croissante des leaders religieux dans les grands débats sociopolitiques en RDC, où les Églises jouent traditionnellement un rôle important dans l’encadrement social et moral de la population.
Par ailleurs, la présence d’Augustin Kabuya à cette rencontre témoigne de la volonté du parti présidentiel d’élargir les consultations autour du projet « C4 ». Bien que les contours détaillés de cette initiative restent encore peu connus du grand public, plusieurs observateurs estiment qu’elle s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur le fonctionnement des institutions et l’adaptation du cadre constitutionnel aux réalités politiques actuelles.
Cependant, le sujet demeure particulièrement sensible dans le paysage politique congolais. Historiquement, les débats liés à la Constitution ont souvent suscité des tensions, en raison des enjeux touchant à l’équilibre des pouvoirs, à la stabilité institutionnelle ainsi qu’aux garanties démocratiques. C’est pourquoi plusieurs acteurs politiques et organisations citoyennes appellent à privilégier une approche inclusive, transparente et consensuelle dans toute initiative de réforme.
En outre, l’implication de figures religieuses influentes dans ces discussions pourrait contribuer à renforcer la portée populaire du débat. Certains analystes considèrent que les responsables confessionnels disposent d’une importante capacité de mobilisation sociale susceptible de favoriser la sensibilisation citoyenne autour des questions institutionnelles.
À travers cette rencontre, le projet « C4 » franchit ainsi une nouvelle étape dans sa visibilité publique. Entre ambitions de réformes, enjeux politiques et aspirations sociales, le débat sur la révision constitutionnelle apparaît désormais comme l’un des dossiers majeurs qui pourraient façonner les prochaines orientations institutionnelles de la République démocratique du Congo.
LA REDACTION
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