RDC – Sénat : La rumeur d’un paiement « Maboko Banque » fermement démentie
Dans un contexte où la désinformation s’immisce avec une inquiétante régularité dans le débat public, une rumeur persistante a récemment enflammé les réseaux sociaux : le Sénat congolais aurait recours à un système informel surnommé « Maboko Banque » pour rémunérer les assistants parlementaires ainsi que certains membres du personnel administratif.
Or, selon des sources internes bien introduites au sein de la Chambre haute du Parlement, cette allégation est totalement dénuée de fondement. Plusieurs sénateurs, contactés pour vérification, qualifient ces insinuations de « pure affabulation » et de tentative malveillante visant à discréditer le bureau présidé par l’honorable Modeste BAHATI, aujourd’hui représenté par son successeur intérimaire, Jean-Michel SAMA LUKONDE.
« Faux », rétorquent de manière unanime les responsables sénatoriaux, rejetant toute idée d’un traitement salarial échappant aux circuits bancaires officiels. Ils insistent sur le fait que l’ensemble des rémunérations des collaborateurs parlementaires sont assurées via des mécanismes formels, dûment tracés, en conformité avec les normes de gestion de la fonction publique.
À l’origine de cette polémique, une série de publications anonymes diffusées sur les réseaux numériques, laissant entendre que certains assistants percevraient leur paie « de la main à la main », sans quittance bancaire ni transparence. Si cette pratique a pu, dans le passé, exister de manière marginale dans certaines administrations publiques, il semble aujourd’hui exagéré et malveillant d’en imputer la responsabilité au Sénat actuel, qui a engagé une réforme structurelle de ses procédures internes.
Il est par ailleurs utile de rappeler que le bureau Lukonde s’est distingué par une orthodoxie saluée dans la gestion des ressources humaines, notamment par la mise en place de la paie électronique, l’assainissement du fichier du personnel, et le contrôle biométrique des effectifs. Ces efforts, appuyés par le ministère du Budget, ont été reconnus comme des signes d’un assainissement réel des pratiques parlementaires.
Ainsi, face à ce que plusieurs observateurs qualifient de “manœuvre de manipulation de l’opinion publique”, le Sénat appelle à la responsabilité citoyenne et médiatique. Dans une démocratie en construction comme celle de la République Démocratique du Congo, la propagation d’infox constitue une menace réelle contre la stabilité institutionnelle et la crédibilité des organes étatiques.
En définitive, au lieu de céder à la tentation du sensationnalisme, il est impératif d’encourager une culture de vérification rigoureuse de l’information, en respectant la présomption de bonne foi des institutions tant qu’aucune preuve concrète et documentée ne vient étayer les accusations.
LA RÉDACTION
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