RDC – USA : Cinq mémorandums signés à l’ONU pour doper les investissements
La République démocratique du Congo (RDC) a marqué un temps fort à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies. En marge des travaux, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a conclu cinq mémorandums d’entente avec des entreprises américaines et des représentants de la diaspora congolaise.
Ces accords concernent des domaines clés pour l’avenir du pays : l’aéronautique, l’inclusion financière, le gaz, le conseil en affaires et l’éducation à l’entrepreneuriat. Selon le ministre, il s’agit d’« ouvrir la RDC à de nouveaux partenariats capables de générer de l’emploi et de soutenir la diversification de l’économie nationale ».
Julien Paluku a insisté sur le fait que le climat des affaires en RDC s’améliore, soutenu par le Code des investissements et le régime des Zones Économiques Spéciales qui offrent des avantages fiscaux et logistiques. Pour lui, ces accords témoignent d’une volonté claire : « accompagner activement les investisseurs et garantir un cadre compétitif ».
Particularité de ces signatures : l’implication directe de la diaspora congolaise, notamment via le Forum des Intellectuels Congolais de l’Étranger (FIC). Cette mobilisation illustre l’idée que le développement du pays passe aussi par la valorisation des compétences et des capitaux de ses ressortissants établis hors du territoire.
En parallèle, le ministre a participé à un panel sur le corridor de Lobito, organisé par le Corporate Council on Africa. Il a plaidé pour que ce projet soit conçu comme un programme intégré, combinant infrastructures de transport, énergie, digitalisation et renforcement des compétences. « Le corridor de Lobito n’est pas qu’une voie, c’est un moteur de transformation régionale », a-t-il souligné.
Si ces accords constituent une avancée diplomatique et économique, des défis majeurs demeurent : infrastructures insuffisantes, insécurité persistante dans l’Est, lourdeurs administratives et exigences de transparence. Les partenaires américains ont rappelé que la réussite dépendra de la capacité du gouvernement congolais à transformer les engagements en actions concrètes.
Ces cinq mémorandums marquent une étape importante dans la dynamique RDC–USA. Entre diversification économique, implication de la diaspora et coopération internationale, Kinshasa tente de se positionner comme un acteur fiable et attractif. Mais pour que ces accords ne restent pas des signatures symboliques, il faudra lever les obstacles structurels et garantir un suivi rigoureux.
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