16 August 2026
Découverte

Trump à l’ONU : Un discours tonitruant qui bouscule l’ordre mondial

  • septembre 24, 2025
  • 3 min read
Trump à l’ONU : Un discours tonitruant qui bouscule l’ordre mondial

Fidèle à son style provocateur, Donald Trump a livré à la tribune des Nations unies une allocution incendiaire mêlant attaques frontales, menaces économiques et diatribes contre le multilatéralisme. Le président américain a bousculé l’Assemblée générale par une série de déclarations chocs, laissant perplexes de nombreux diplomates.

Dès l’entame, Trump a dynamité le consensus scientifique sur le réchauffement climatique. Il a qualifié le changement climatique de « plus grande arnaque » et « plus grande manipulation jamais menée contre le monde ». Selon lui, l’écologie à outrance n’est pas une solution mais un poison économique : « le tout écolo mène à la banqueroute », a-t-il martelé, balayant d’un revers de main les efforts internationaux pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Un discours en totale rupture avec l’esprit de l’Accord de Paris, alors même que la communauté internationale tente d’intensifier la transition énergétique.

Très vite, le président américain a élargi ses attaques à l’institution qui l’accueillait. Accusant l’ONU de « soutenir » et « financer » l’immigration clandestine, il a fustigé une organisation qu’il juge inefficace et complice de désordres mondiaux. « Vos pays sont en train d’être ruinés », a-t-il lancé aux dirigeants présents, avant d’exhorter chacun à « mettre fin aux frontières ouvertes ».

Ces propos rappellent la doctrine « America First » qu’il défend depuis 2016 : un rejet du multilatéralisme au profit d’une souveraineté nationale sans concessions.

Trump a ensuite braqué ses projecteurs sur le Vieux Continent. Dénonçant la dépendance énergétique des Européens, il a jugé « honteux » leurs achats de gaz et de pétrole russes. Il a appelé à y mettre un terme « immédiat », accusant l’Europe de sacrifier sa sécurité au profit d’un confort à court terme.

Le président américain n’a pas ménagé ses critiques à l’international. Sur le conflit israélo-palestinien, il a affirmé que la reconnaissance d’un État palestinien revenait à offrir une « récompense » aux « terroristes du Hamas ».

Londres a aussi été égratignée, Trump estimant que la capitale britannique risquait de « tomber dans la charia ». Quant au Brésil, il a menacé de « frapper durement » le pays et rappelé l’existence de droits de douane renforcés, un avertissement qui sonne comme une mise en garde commerciale.

Le discours s’est achevé dans un mélange de messianisme et de nationalisme. Après avoir réaffirmé son opposition aux « frontières ouvertes », Trump a conclu par une formule solennelle : « Que Dieu bénisse tous les pays du monde. »

Si ses partisans saluent une posture de « vérité crue », de nombreux diplomates européens et latino-américains dénoncent un discours dangereux, voire incendiaire. Certains observateurs y voient une tentative assumée de remodeler l’ordre mondial en creusant les fractures : d’un côté, les nations prêtes à suivre Washington ; de l’autre, celles accusées de faiblesse ou de compromission.

Au fond, Donald Trump n’a pas simplement livré une tirade polémique. Il a tracé une feuille de route : affaiblir les institutions multilatérales, délégitimer la lutte contre le climat et imposer une vision dure des frontières. Une stratégie qui, si elle trouve écho chez certains dirigeants, risque aussi d’embraser encore davantage la scène internationale.

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