29 July 2026
Société

Une avancée préoccupante du M23 dans le territoire de Lubero

  • avril 12, 2025
  • 2 min read
Une avancée préoccupante du M23 dans le territoire de Lubero

Le territoire de Lubero, situé dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), est actuellement le théâtre d’une intensification des affrontements armés. Selon plusieurs témoignages recueillis sur le terrain, plusieurs villages seraient désormais sous contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), à la suite d’un recul progressif des forces locales de résistance.

En effet, d’après Aisé Kanendu, ancien député provincial du Nord-Kivu, « les villages Kasenge, Lughanga, Kiuto, Kasiki, Mukeberwa, Bwavinwa et Pita Congo sont passés sous occupation du M23 après des affrontements avec les combattants Wazalendo depuis quelques jours de résistance ». Cette déclaration, corroborée par les récits de plusieurs habitants, met en lumière une situation sécuritaire de plus en plus instable dans la région.

D’une part, cette avancée du M23 souligne l’essoufflement apparent des forces locales, en particulier les combattants dits Wazalendo, qui tentaient de contenir la progression des rebelles. D’autre part, elle révèle la stratégie offensive du M23, qui semble vouloir étendre sa présence au-delà de ses bastions traditionnels, notamment dans des zones jusque-là relativement épargnées comme certaines localités de Lubero.

Par ailleurs, cette situation soulève d’importantes interrogations quant à la capacité de l’État congolais à sécuriser l’ensemble de son territoire et à protéger les populations civiles, de plus en plus exposées à des violences et des déplacements forcés. En effet, la progression du M23 dans le Nord-Kivu s’inscrit dans un contexte plus large de tensions armées récurrentes à l’est de la RDC, où plusieurs groupes armés coexistent et s’affrontent pour le contrôle des ressources et des territoires.

En conclusion, le basculement de plusieurs villages du territoire de Lubero sous contrôle du M23 constitue un signal d’alarme à la fois sécuritaire et humanitaire. Une réponse urgente, à la fois militaire, diplomatique et humanitaire, semble désormais nécessaire pour éviter une aggravation de la crise dans cette région déjà fragilisée.

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