Une maladie animale préoccupante détectée au Parc National des Virunga L’ICCN renforce les mesures de prévention
Dans un contexte de vigilance sanitaire accrue, la Direction provinciale de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) au Nord-Kivu alerte les communautés riveraines du Parc National des Virunga sur l’apparition d’une épizootie une maladie infectieuse touchant la faune sauvage et susceptible de se transmettre à l’homme. Ce phénomène, observé dans le secteur Lac du Parc, mobilise une réponse conjointe de l’ICCN et des autorités sanitaires locales.
En effet, bien que la pathologie détectée affecte pour l’instant essentiellement les espèces animales sauvages, les experts estiment que le risque de zoonose c’est-à-dire la transmission à l’homme ne peut être écarté. Dans ce contexte, l’ICCN appelle à la responsabilité collective et à la stricte observance des recommandations de biosécurité afin de prévenir toute propagation vers les populations humaines et les élevages domestiques.
Dans une logique de précaution, l’ICCN a diffusé une série de mesures destinées à limiter les interactions à risque entre l’homme, les animaux sauvages et les animaux domestiques. Il est, en premier lieu, formellement déconseillé d’entrer en contact avec tout animal malade ou retrouvé mort, qu’il soit sauvage ou domestique. Par ailleurs, la consommation de viande provenant de tels animaux, même après cuisson, est proscrite.
De surcroît, la chasse, la consommation de viande de brousse ainsi que le commerce d’animaux sauvages vivants ou morts doivent être strictement évités. Il s’agit là de comportements à haut risque, susceptibles de favoriser la transmission interespèces d’agents pathogènes.
Dans une démarche participative, les autorités incitent les habitants à signaler sans délai tout cas suspect (maladie animale inexpliquée, mortalité anormale, comportement étrange) auprès des relais communautaires, des vétérinaires locaux, des écogardes ou des agents de l’ICCN. Cette approche fondée sur la vigilance communautaire vise à renforcer la détection précoce et à contenir toute forme de dissémination.
Par ailleurs, il est recommandé de se laver fréquemment les mains avec de l’eau propre ou traitée, en particulier après un contact avec des animaux ou leur environnement. Les enfants doivent être tenus à l’écart des zones forestières ou de tout contact avec la faune sauvage. Enfin, toute eau prélevée dans le lac Édouard ou ses affluents doit être bouillie pendant 15 à 20 minutes, ou traitée à l’aide de chlore ou de comprimés de purification avant consommation.
Face à cette situation sanitaire préoccupante, la collaboration entre les populations locales, les agents de santé animale et les autorités environnementales s’avère cruciale. L’enjeu est double : protéger la biodiversité exceptionnelle du Parc National des Virunga et prévenir l’émergence d’une crise sanitaire à dimension humaine. En somme, seule une approche concertée et rigoureusement appliquée des mesures de prévention permettra de contenir les risques liés à cette épizootie.
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