Attentat à Bukavu : Moïse KATUMBI exige l’implication de la CPI pour traduire les responsables en justice
À la suite des explosions survenues à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, Moïse Katumbi, président du parti politique « Ensemble pour la République », a lancé un appel pressant à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour qu’elle ouvre une enquête et traduise en justice les auteurs de cet acte qu’il qualifie de « crime de guerre imprescriptible ».
Dans un message diffusé sur son compte X (anciennement Twitter), l’opposant politique a fermement condamné l’attentat qui a frappé la population réunie à l’invitation de l’Alliance des Forces du Changement (AFC). Exprimant son indignation, il a souligné que « l’utilisation d’engins explosifs en plein cœur de dizaines de milliers de personnes constitue un crime de guerre imprescriptible dont les responsables devront rendre des comptes devant la justice ».
Face à la gravité des faits, Moïse Katumbi exhorte le Procureur de la Cour Pénale Internationale à s’autosaisir de ce dossier, insistant sur l’impératif de poursuivre les auteurs, « quelle que soit leur origine – du pouvoir ou non ». Cette prise de position reflète une exigence de transparence et d’impartialité dans la recherche des responsabilités, au-delà des clivages politiques.
Ce n’est pas la première fois que l’opposant congolais réclame l’intervention d’instances judiciaires internationales. Dans un contexte de recrudescence des violences dans l’Est de la RDC, l’appel de Katumbi s’inscrit dans une volonté de rompre avec l’impunité qui entoure les crimes graves commis contre les populations civiles.
L’attentat de Bukavu intervient dans un climat de fortes tensions sécuritaires dans l’Est de la RDC, marqué par les exactions de groupes armés et une instabilité persistante. Cette région, déjà éprouvée par les conflits récurrents, est le théâtre de nombreuses violations des droits de l’homme documentées par des organisations nationales et internationales.
Les explosions, survenues lors d’un rassemblement politique, témoignent d’une escalade inquiétante de la violence contre les civils. Plusieurs observateurs pointent du doigt une instrumentalisation de l’insécurité à des fins politiques, aggravant ainsi la fragilité du tissu social local.
Moïse Katumbi, par son intervention, souligne la nécessité d’une enquête indépendante et rigoureuse pour établir les faits et identifier les commanditaires de l’attaque. Cette posture rejoint les appels répétés d’organisations telles que Human Rights Watch et Amnesty International, qui plaident pour une action ferme contre les auteurs de crimes internationaux en RDC.
En réclamant l’implication de la Cour Pénale Internationale, Katumbi met également la communauté internationale face à ses responsabilités. « Les auteurs de telles atrocités ne doivent bénéficier d’aucune protection ni d’aucune complaisance », martèle-t-il, insistant sur l’urgence d’une réponse judiciaire exemplaire.
L’appel de Moïse Katumbi intervient alors que plusieurs figures de l’opposition et de la société civile condamnent l’attentat et exigent des comptes. Certains analystes y voient une tentative d’intimidation visant à restreindre l’espace démocratique en période de tensions politiques accrues.
En conclusion, l’explosion de Bukavu et la réaction de Moïse Katumbi illustrent la nécessité d’une mobilisation judiciaire et politique pour garantir la sécurité des populations et lutter contre l’impunité. À travers cet appel à la CPI, l’ancien gouverneur du Katanga réaffirme sa volonté de voir la justice triompher face aux violations massives des droits humains.
LA REDACTION
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