21 April 2026
Politique

Des outils de planification à la Loi sur l’Aménagement du Territoire : Le Ministre d’État Maître Guy LOANDO MBOYO engage la matérialisation du pilier 3 du PAG 2024–2028

  • juillet 18, 2025
  • 5 min read
Des outils de planification à la Loi sur l’Aménagement du Territoire : Le Ministre d’État Maître Guy LOANDO MBOYO engage la matérialisation du pilier 3 du PAG 2024–2028

Dans un contexte de refondation de l’action publique territoriale, marqué par l’impératif de modernisation de la gouvernance spatiale, le Ministre d’État en charge de l’Aménagement du Territoire, Maître Guy LOANDO MBOYO, a donné une impulsion décisive à la dynamique de planification nationale. Lors d’une conférence de presse tenue ce 18 juillet 2025 dans les installations de son cabinet ministériel, l’homme d’État a présenté, avec clarté et détermination, l’arsenal d’outils mis à la disposition de la République Démocratique du Congo pour structurer, gérer et développer son espace de manière durable, équitable et efficiente.

S’inscrivant dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, qui fait de la gouvernance rationnelle du territoire un pilier de l’émergence nationale, cette réforme ambitieuse bénéficie de l’accompagnement stratégique du gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA. Le pilier 3 du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024–2028, consacré à l’aménagement du territoire, trouve ainsi sa pleine traduction opérationnelle à travers les instruments désormais adoptés et rendus contraignants.

Le Ministre d’État a dévoilé une série d’outils normatifs, méthodologiques et technologiques, appelés à devenir les fondements de l’architecture territoriale congolaise. Ces instruments comprennent :

La Loi sur l’Aménagement du Territoire, récemment promulguée, qui fixe le cadre juridique et les obligations des acteurs ;

La Politique Nationale d’Aménagement du Territoire (PNAT), document stratégique de référence adopté en 2023 ;

Les guides méthodologiques pour l’élaboration des Plans Provinciaux (PPAT), Locaux (PLAT) et Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT), permettant une planification décentralisée et inclusive ;

Le Géoportail national (GEO), outil numérique qui centralise les données géospatiales stratégiques pour la prise de décision ;

Les projets pilotes tels que la ville durable de Boma, conçue comme modèle d’urbanisme écologique et résilient, ou encore le Kinshasa Mercantile Exchange (KME), symbole de synergie entre l’aménagement territorial et l’économie de marché.

Dans une déclaration sans équivoque, Maître Guy LOANDO a insisté sur le fait que « ces outils ne sont plus facultatifs mais obligatoires », engageant ainsi toutes les parties prenantes institutions provinciales, services techniques déconcentrés, sociétés civiles locales, et partenaires au développement à se les approprier. Il a souligné qu’une planification rigoureuse, participative et fondée sur des données objectives est la seule voie possible pour garantir un avenir harmonieux au pays.

Cette obligation d’usage n’est pas qu’un impératif administratif : elle s’inscrit dans une logique de redevabilité, de cohérence des politiques publiques et de résilience des territoires face aux défis climatiques, démographiques, sociaux et économiques qui s’amoncellent.

La conférence du 18 juillet marque une rupture avec les pratiques antérieures, longtemps caractérisées par l’improvisation spatiale, les chevauchements de compétence, et la faible maîtrise des données territoriales. L’enjeu désormais est de réconcilier la planification et le terrain, de replacer l’homme congolais au cœur du projet d’aménagement, et de garantir que chaque espace – urbain ou rural, périphérique ou central puisse accéder équitablement aux ressources, aux services et aux opportunités.

Dans cette optique, la ville de Boma, qui bénéficie d’un statut de laboratoire urbain pour la transition écologique, sera un site de démonstration pour les politiques d’aménagement durable, intégrant logement, énergie renouvelable, mobilité verte et résilience climatique.

Au-delà de la logique développementale, l’aménagement du territoire constitue également un vecteur de paix et de stabilité nationale. Dans un pays aussi vaste et contrasté que la RDC, structurer l’espace revient à anticiper les conflits fonciers, gérer la pression urbaine, et favoriser une redistribution équitable des richesses. À ce titre, l’effort du ministère apparaît comme une réponse politique et technique à la fragmentation territoriale héritée du passé.

En définitive, par cette initiative, le Ministre d’État Guy LOANDO MBOYO affirme sa volonté de moderniser le pilotage de l’espace national, de renforcer la légitimité de l’action publique sur le terrain, et d’installer une culture de planification territoriale participative, indispensable à toute politique de développement digne de ce nom.

La conférence, retransmise en direct sur les plateformes officielles, a permis à la population et aux partenaires de développement de mesurer la profondeur des réformes entreprises. Elle incarne également une nouvelle approche de communication gouvernementale : proactive, transparente et axée sur les résultats.

« Seule une planification rigoureuse et participative garantira un avenir harmonieux pour la RDC », a conclu le Ministre d’État, dans un ton à la fois ferme et mobilisateur.

LA REDACTION

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