23 January 2026
Education

Djugu : Près de 54 000 élèves privés d’école à la suite des combats entre les FARDC et les miliciens Zaïre

  • mai 22, 2025
  • 3 min read
Djugu : Près de 54 000 élèves privés d’école à la suite des combats entre les FARDC et les miliciens Zaïre

La situation sécuritaire dans le territoire de Djugu, situé dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), continue de se détériorer. À la suite des affrontements armés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les miliciens du groupe Zaïre, près de 54 000 élèves se trouvent aujourd’hui dans l’impossibilité d’accéder à l’éducation. Cette interruption massive du service éducatif soulève de profondes inquiétudes tant sur le plan humanitaire que sur celui du développement local.

En premier lieu, les combats qui opposent les FARDC aux miliciens Zaïre engendrent des déplacements massifs de population. Les écoles, souvent utilisées comme abris temporaires ou prises pour cibles, sont forcées de fermer leurs portes. De ce fait, les élèves sont déscolarisés, les enseignants déplacés ou en fuite, et les infrastructures gravement détériorées. En conséquence, le système éducatif local est mis à rude épreuve, ce qui compromet durablement l’accès à l’instruction pour des milliers d’enfants.

Ensuite, il importe de souligner que cette situation constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux des enfants, en particulier au droit à l’éducation, tel que reconnu par les instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC. La privation d’un accès régulier et sécurisé à l’école affecte non seulement l’apprentissage, mais aussi la protection, la nutrition et la santé mentale des jeunes victimes. De surcroît, elle expose ces derniers à des risques accrus de recrutement par les groupes armés, d’exploitation et d’abus.

Par ailleurs, l’impact de cette crise dépasse le cadre strictement éducatif. À moyen et long terme, l’absence d’éducation pour une génération entière compromet le développement humain et économique du territoire de Djugu. Une population privée de savoir et de compétences est moins apte à participer activement à la reconstruction et à la stabilité sociale. Ainsi, le cercle vicieux de la pauvreté, de la violence et de l’exclusion se trouve renforcé.

Face à cette urgence humanitaire, il est impératif que les autorités congolaises, en partenariat avec les acteurs humanitaires et les organisations internationales, s’engagent résolument à rétablir la sécurité, à protéger les infrastructures scolaires et à garantir la continuité pédagogique. Par ailleurs, des mécanismes de rattrapage scolaire et de soutien psychosocial doivent être envisagés pour limiter les effets irréversibles de cette crise sur les enfants.

En conclusion, la déscolarisation de 54 000 élèves dans le territoire de Djugu est un indicateur alarmant de la vulnérabilité du système éducatif en zone de conflit. Il devient urgent d’adopter une approche intégrée qui associe sécurité, éducation et assistance humanitaire, afin de préserver le droit à l’éducation et de prévenir l’enracinement d’une génération sacrifiée.

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