29 April 2026
Politique

LE PRESIDENT BURUNDAIS ÉVARISTE NDAYISHIMIYE ALERTE SUR LE RISQUE D’UNE GUERRE REGIONALE GENERALISEE

  • février 4, 2025
  • 3 min read
LE PRESIDENT BURUNDAIS ÉVARISTE NDAYISHIMIYE ALERTE SUR LE RISQUE D’UNE GUERRE REGIONALE GENERALISEE

Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans la région des Grands Lacs, le Président du Burundi, Évariste NDAYISHIMIYE, a lancé un avertissement sévère concernant le risque imminent d’une guerre régionale généralisée, en raison des tensions croissantes entre le Rwanda et ses voisins, notamment la République Démocratique du Congo (RDC).

Lors d’une intervention lors d’une rencontre avec des responsables politiques burundais, le Président NDAYISHIMIYE n’a pas hésité à dénoncer ce qu’il considère comme une politique d’expansion menée par le Rwanda, au détriment de la souveraineté des nations voisines. « Je vous dis que si ça continue comme ça, la guerre risque d’être généralisée dans la région parce que le peuple ne peut pas se laisser faire » a-t-il averti, soulignant que l’accroissement des tensions pourrait se traduire par un conflit de plus grande envergure si des actions concrètes ne sont pas entreprises pour stopper les provocations du Rwanda.

Le Chef de l’État burundais a également évoqué la situation dans son propre pays, mettant en lumière l’inquiétude croissante concernant les ambitions territoriales du Rwanda. Il a précisé que le Rwanda ne se contentait plus de ses incursions en RDC, mais qu’il soutenait également des groupes de jeunes réfugiés, qu’il prépare à des actions hostiles. « Si le Rwanda continue à faire des conquêtes dans les territoires d’un État voisin, et dans notre pays, je sais qu’il va arriver même au Burundi, car il est en train d’entretenir de jeunes réfugiés. Un jour, il veut venir au Burundi. Nous n’allons pas accepter, la guerre sera généralisée », a déclaré NDAYISHIMIYE avec fermeté.

Les propos du président burundais interviennent dans un contexte régional déjà fragile, marqué par des tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les troupes rwandaises sont accusées de soutenir des groupes rebelles qui déstabilisent les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Le gouvernement congolais, pour sa part, continue de dénoncer l’ingérence du Rwanda dans ses affaires internes, en particulier à Goma, une ville stratégique qui a été prise à plusieurs reprises par des forces rwandaises.

La communauté internationale, quant à elle, semble divisée sur la question, certains pays appelant au dialogue et à des négociations diplomatiques, tandis que d’autres appellent à des mesures plus sévères pour sanctionner les actions du Rwanda. Le Burundi, quant à lui, semble déterminé à ne pas rester silencieux face à ce qu’il perçoit comme une menace imminente.

Cette déclaration de Ndayishimiye fait écho aux préoccupations croissantes dans la région des Grands Lacs, où plusieurs chefs d’État, dont ceux de la RDC et du Rwanda, se sont mutuellement accusés d’alimenter la violence et de compromettre la paix régionale. Le risque d’escalade dans cette crise est désormais palpable, et la communauté internationale devra trouver une solution rapide avant que la situation ne devienne incontrôlable.

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