RDC et Grande-Bretagne : Vers la consolidation des échanges commerciaux et la modernisation des infrastructures frontalières
Le mercredi 26 février 2025, une rencontre stratégique a eu lieu entre Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur de la République Démocratique du Congo (RDC), et Peter Fernandes Candy, directeur de coopération à l’ambassade de la Grande-Bretagne. Cet échange a porté principalement sur la consolidation des relations commerciales entre les deux pays, avec des perspectives prometteuses pour le futur.
Les discussions ont permis de mettre en lumière la solidité des relations commerciales entre la RDC et la Grande-Bretagne. Selon les informations issues du ministère du Commerce extérieur, des accords commerciaux seront bientôt signés afin de faciliter les échanges, en particulier pour les produits prioritaires de la RDC. « Nous avons un potentiel énorme à exploiter, et ces accords vont permettre de multiplier le volume de nos exportations », a affirmé le ministre Paluku. La RDC dispose d’une liste de 62 produits stratégiques, dont les exportations devraient bénéficier de nouvelles facilités.
Outre les accords commerciaux, la rencontre a également abordé des projets de développement, notamment la modernisation du poste frontalier à arrêt unique de Mahagi, situé en province de l’Ituri. Ce projet est financé par la Grande-Bretagne à travers « Trade Market Africa », et comprend la construction d’un marché transfrontalier moderne ainsi que des infrastructures destinées à améliorer la gestion des frontières. Le projet prévoit également la construction de logements pour les agents de la Direction Générale de Migration (DGM) et des services douaniers, visant à faciliter le commerce transfrontalier, notamment avec l’Ouganda.
Au cœur des discussions, un autre sujet brûlant a été abordé : l’agression du M23 soutenue par le Rwanda. Julien Paluku a exprimé sa gratitude envers la décision de la Grande-Bretagne de suspendre son aide financière bilatérale au Rwanda, tout en limitant les activités commerciales avec ce pays. Cependant, il a appelé la communauté internationale à aller plus loin. « Nous attendons des sanctions ciblées contre les envahisseurs et leurs supplétifs du M23/AFC, qui sont responsables de violences extrêmes, de recrutements forcés d’enfants, et de massacres à Goma », a ajouté le ministre congolais.
Paluku a également plaidé pour que les minerais exportés par le Rwanda soient désormais qualifiés de « minerais du sang », en raison de leur lien direct avec les exactions commises dans les zones occupées par le M23. « Nous demandons à ce que la communauté internationale refuse d’accepter les troupes rwandaises dans les rangs des Casques bleus de l’ONU », a-t-il conclu, soulignant la nécessité de lutter contre l’impunité et la complicité dans ce conflit.
Cette rencontre entre les autorités congolaises et britanniques marque une étape importante dans la consolidation des liens économiques entre les deux pays. La RDC et la Grande-Bretagne semblent résolument engagées à moderniser leurs infrastructures, à faciliter les échanges commerciaux, et à se positionner comme des partenaires stratégiques dans le cadre d’un avenir prospère. Toutefois, la RDC continue de faire appel à la solidarité internationale face à la menace sécuritaire qui pèse sur l’Est du pays.
LA REDACTION
En savoir plus sur Le Colibri Presse
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




