23 January 2026
Politique

RDC : « Le bourreau qui crie à la victime ! » – Une nouvelle dénonciation des crimes rwandais à Bukavu

  • février 28, 2025
  • 4 min read
RDC : « Le bourreau qui crie à la victime ! » – Une nouvelle dénonciation des crimes rwandais à Bukavu

Ce 27 février 2025, le Sud-Kivu a été secoué par un nouveau drame, alors que l’armée rwandaise et les rebelles du M23/AFC ont une nouvelle fois déployé leur cruauté sur la population civile de Bukavu. L’horreur, une réalité quotidienne pour les habitants de Goma et Bukavu, ne cesse de prendre de nouvelles formes de violence, dont l’objectif principal semble être de terroriser et de soumettre les civils innocents.

Lors d’un meeting organisé de manière forcée, les habitants ont été contraints de se lever dès l’aube et de se rendre sous haute surveillance militaire. « Obliger une population à se lever de bonne heure pour aller assister de force à un meeting sous haute surveillance de l’armée rwandaise », décrit l’impunité et l’intimidation qui caractérisent cette nouvelle forme de répression.

Une fois le meeting terminé et après avoir vu les participants se disperser, une explosion dévastatrice a secoué la ville. Cette attaque, survenue après le départ des « pantins » – comme l’exprime un responsable du gouvernement congolais –, visait, selon les autorités locales, à semer la terreur et à causer des pertes humaines parmi la population innocente. Le but, évidement, était de « chercher le coupable ailleurs », en accablant des innocents et en détournant l’attention des véritables responsables.

Ce genre de méthode barbare rappelle un autre aspect du « Poison Rwandais », un concept qui dénonce la manière dont le régime rwandais, via ses actions militaires, cherche à déstabiliser la région du Kivu. Il ne s’agit pas simplement d’un conflit militaire mais d’une guerre invisible contre des populations civiles prises en otage, soumises à la violence, à la peur et à des violences physiques.

Dans une déclaration poignante, l’un des responsables politiques de la région a affirmé, « Nous restons solidaires à toute la population de Bukavu ». Ce message témoigne de la solidarité gouvernementale et de l’indignation face aux souffrances infligées à des civils déjà épuisés par des années de violence. Lors d’un briefing en soirée, un autre responsable de la santé a souligné la nécessité de revenir sur les bilans provisoires du carnage de Goma et du drame de Bukavu.

Le gouvernement congolais a d’ores et déjà annoncé qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour traduire en justice les responsables de ces actes barbares, tant sur le plan national qu’international. « Les coupables sont bien connus, leurs méthodes aussi », ont-ils insisté, soulignant que la justice sera rendue et que ces crimes ne resteront pas impunis.

Alors que la communauté internationale semble encore timide dans ses interventions, le message de solidarité réitéré par les autorités congolaises est un appel à l’action. Le ministre a souligné que le « temps de la libération va arriver », promettant que les efforts pour sécuriser la région et mettre un terme à cette violence ne faibliront pas. Ce cri de guerre, « Bendele Ekweya Te », résonne comme un engagement fort envers la résistance, la dignité et la liberté pour la population congolaise, un engagement qui, espérons-le, se concrétisera.

Le gouvernement congolais, en s’attaquant directement aux responsables de ces atrocités, en particulier ceux du M23/AFC soutenus par le Rwanda, met la pression sur la communauté internationale pour qu’elle prenne des mesures efficaces. Des sanctions doivent être imposées et des actions concrètes doivent être entreprises pour arrêter ce carnage qui frappe des innocents.

La violence perpétrée par l’armée rwandaise et les rebelles du M23/AFC est un fléau insupportable pour les habitants de Goma et Bukavu. Chaque jour qui passe témoigne de la brutalité de ce conflit, où les civils sont sacrifiés pour les ambitions politiques et économiques de puissances extérieures. Si le gouvernement congolais a promis justice, le monde doit désormais se lever pour soutenir la RDC dans sa quête de paix et de stabilité. Le temps de l’impunité est révolu, et les responsables doivent rendre des comptes devant la justice internationale.

LA REDACTION

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